Le billet de Phénix

16 janvier 2017

Supplique à Monseigneur l'Ex

Monsieur le maire honoraire en acceptant l'allégeance (ici à gauche) de votre « vieil opposant » le docteur Jo et en adhérant à son projet vous lui avez offert la victoire sur le fossoyeur du Vésinet incarné en 2013 par P. Bastard.

Ici comme ailleurs votre obstination à conduire le projet patinoire malgré les réserves de votre entourage et en dépit de l’expression populaire a été fustigé, mais tous ont reconnu votre gestion parcimonieuse du patrimoine hérité de vos prédécesseurs et votre respect sans faille des procédures démocratiques, hormis pour la place du marché.

Vous n’avez rien cassé de l’héritage, et vous vous êtes comporté en digne successeur des maires qui avaient bâti l’exception vésigondine, doté le Vésinet d’une kyrielle de « facilités ». MJC, USV, CIAV Conservatoire, Harmonie, Crèches, CCAS et services de soins à domicile sans oublier une société d'Histoire ... ont trouvé lors de vos mandats un fervent avocat et un obstiné défenseur contre les grignotages que les éternels coupeurs de coût voulaient vous imposer. Sans toutefois augmenter les impôts.

N’y aurait-il eu ce désastre, cette colossale erreur d’appréciation sur l’enterrement d’une patinoire et le blockhaus associé ne seriez vous pas encore l’élu du Vésinet ? On ne réécrit pas l’Histoire.

Aujourd’hui ce monde est à l’envers. Ce que vous avez su protéger : la gestion démocratique des conseils municipaux avec le respect tatillon des oppositions, les égards vis-à-vis des personnels et la perpétuation des spécificités vésigondines sont mis à mal -. volontairement, brutalement, méthodiquement – par un clan où beaucoup de vos proches sont logés.

Sans qu’aucune référence ne puisse être faite à des engagements électoraux ce clan détruit ce qui fut l’ouvrage de votre vie. Pas un pan des multiples agréments
de la ville - hors le parc des Ibis - ne trouve grâce aux yeux des démolisseurs qui honteux et penauds des dégâts qu’ils commettent agissent dans l’ombre par la plume d'une petite main avant même d’obtenir l’aval du conseil municipal pourtant à leur solde.

Vous ne pouvez l’ignorez tant votre expérience et votre présence à la ville font partie de votre marque de fabrique. Or vous vous taisez.

L’ACAL est vidée de son objet : silence !
Le CIAV est fermé : silence !
Le Conservatoire n’est plus qu’une petite école de musique : silence !
Le CCAS est brutalisé : silence !

On vous a connu moins taiseux quand la politique du « Cosmique » qui vous a succédé a menacé certains de ces monstres sacrés. Vous n’avez pas hésité à sortir votre plume et à inonder le Vésinet d’un libelle que n’aurait pas renié Jean Hedern Hallier.

Le « Cosmique » n’était qu’un petit joueur. Un liquidateur de pacotilles. 

Au motif - la jouissance d'un local appartenant à la commune - dont une obscure assistante et véritable co-maire s'est prévalue pour édicter la mise sous tutelle du théâtre, la MJC, l'Harmonie, l'USV, le pavillon des Ibis et bien sur la société d'histoire devront-ils demain subir le même sort et leur personnel être absorbé dans l'effectif municipal, en douce, sans débat public ? Vont-ils suivre les précédents dans l’hécatombe … ?

Libre à vous de laisser faire et d’entériner par vos silences la transformation du Vésinet en cité dortoir. Vous êtes en situation - par un mot par un geste - de mettre un terme à ces dévoiements. En attendant le maire fait de votre implicite consentement un argument pour perpétuer ses méfaits.

Monseigneur, exprimez vous ici même par une tribune, sortez de votre silence si vous ne voulez vous aussi être associé à ce second désastre.

 
Phénix 






14 janvier 2017

Momo, dodo ?

Longtemps Momo était resté sous la couette en ce samedi matin frisquet, laissant les saleuses faire la grasse mat’ dans leur vieux CTM.

Ils pouvaient bien glisser, se casser la binette sur des trottoirs verglacés les administrés que ça n’empêcherait pas Momo de continuer sa petite ronflette. Dès 4h du mat il eut fallu mettre le nez dehors pour qu'au réveil le Vésinet ne se transforme pas en patinoire géante. 

Les villes voisines déversaient le sel par pelletées, au moins sur leurs artères principales, mais dès l’entrée au Vésinet les automobilistes se retrouvaient piégés. L’avenue du grand veneur - pour n’en citer qu’une - était impraticable et les quelques aventuriers qui s’y risquaient après avoir parcouru quelques mètres décidaient de renoncer. Et continuer à pied n’était pas sans danger comme l’ont éprouvé quelques naufragés.

La comparaison est saisissante : Chatou, Sartrouville, Montesson étaient praticables selon des livreurs rescapés réfugiés au café des Charmettes mais pas le Vésinet.

Pourquoi cette absence de réaction ? Est-ce, tel le CIAV, pour raison de santé que le service de la voirie n’était pas sur le pont dès potron-minet ?

Les carences successives et répétitives de l’administration municipale interrogent forcément sur la capacité de ses dirigeants, de ses BTS et consorts. Incapacité à manager,  mauvaise volonté délibérée, ou grève perlée ?

Si les coupes successives dans les budgets et dans les effectifs interdisent à la ville de remplir des missions essentielles – la sécurité et la libre circulation -  les élus doivent en assumer la responsabilité et en tirer une première conclusion.
 
Réveiller Momo ! 




13 janvier 2017

CIAV fermé … pour raison de santé !

"Les bras m’en tombent" soupirait une jeune femme interloquée devant les grilles baissées. Pas une affiche, pas un post-it d’explication pour ceux qui se cassent le nez devant le 3 avenue des pages.

La grille baissée et des horaires d’ouverture vendredi 14 à 17h contredits par la réalité. Il ne s’est trouvé personne dans les étages pour afficher sur la grille l’information qui défile toutes les 5 minutes sur des panneaux électroniques.

Là n’est pas le plus disruptif pour parler comme les néo modernes, le plus extravagant réside dans le libellé de l’annonce !

CIAV fermé jusqu’à nouvel ordre pour raison de santé.

Ce texte est effarant. L’organisme d’information d’une ville de 16.000 habitants aurait contracté des problèmes de santé … jusqu'à nouvel ordre ! On savait la ville en difficulté, on ignorait que son état de santé était critique au point de fermer son centre d’accueil. Le blog s’est bien ému de la fermeture programmée de cette institution, mais il en ignorait la raison. A la mairie il y aurait un spécialiste de la reprise des affaires en mauvaise santé, Il devrait s’intéresser au CIAV, il a peut être un coup à jouer ... 

Comment en est-on arrivé là ? Qui gère cette ville, qui a mis la municipalité dans l’incapacité de remplacer un seul agent absent ?

La fonction de renseigner au CIAV ne requiert pas – semble-t-il - une surqualification. Même un BTS pourrait subvenir aux demandes d’information tout en exécutant quelques taches mineures. Encore faudrait-il avoir le sens du service et de l’intérêt général.

Cette incongruité a certainement échappé à monsieur le maire dont nul ne doute qu’à la lecture de cette singularité il enjoigne son directeur des services de rétablir celui du CIAV.

Sauf à admettre que Phénix était fondé à pré-annoncer la fermeture de cet établissement.




Le dessein intelligent

Cultivé, fin, roublard et donc intelligent le maire interpelle jusqu’à ses proches par ses derniers agissements. D’autant que ce lecteur attentif du blog ne peut ignorer la déception que provoque sa décision à l’emporte pièce sur le théâtre  …

Ces méfaits éloignent les électeurs :
parents de bambin qui galèrent pour un berceau en crèche, ou d’enfants qui trouvent à Chatou ou à St Germain le conservatoire que les meilleurs professeurs du Vésinet ont rejoint,
vésigondins déçus des mauvais coups portés au théâtre, ou frustrés par la bétonisation outrancière du centre, ou simplement marris de l’abandon des services d’état civil qu’une mairie doit procurer - délivrance des cartes d’identité, bonne tenue du cimetière ...
sans parler de tous les bénévoles et associatifs qui apprennent par accident que leur maire a décidé sans préavis et sans les consulter de fermer le CIAV, leur maison commune! 
Se mettre à dos tant d’électeurs en si peu de temps quand on chérit une seconde carrière -  en politique cette fois, quand on flirte avec Le Maire avant de virevolter autour de Fillon ne peut être accidentel – (cf premier paragraphe) ! Le b a ba en démocratie étant de garder la confiance des électeurs, ce que traduit ou pas une réélection. Il ne fait de doute qu’en optant pour une conduite transgressive No – qui ne peut être l’otage d’un couple de buses (incompatible avec le premier paragraphe) - poursuit un dessein intelligent.

Lequel ?

Sa stratégie consiste-t-elle à perdre des électeurs sur sa droite pour en récupérer sur sa gauche ou vice versa ? A-t-il détecté un nid d’électeurs proche de l’ex-Bastard ou de S. Chesnais qui plébiscite la rigueur comptable au détriment de la qualité de vie ? A-t-il été confirmé dans cette stratégie par des yuppies fraichement débarqués, qui n’ont plus le gout à fabriquer des enfants, ni de prévoir inscrire les autres à une petite école de musique, pour qui les seuls scènes fréquentables sont situées dans le triangle d’or ? 

Possible que cette nouvelle population esthétiquement proche du maire l’ait influencé au point d’abandonner ses anciens électeurs à leur chimère du Vésinet de papa. Possible aussi que l’isolement du pouvoir lui fasse perdre – tel un Foy ou un Varèse – le plus basique sens commun. Et par la conjugaison de ces effets l’emporte sur la voie sans issue qu’ont emprunté ces deux prédécesseurs.

A une différence : si l‘intelligence de No ne peut être mise en doute celle de son dessein reste confuse.

Le 18 janvier monsieur le maire sera avisé de lever le voile sur ce dessein et faire accepter sa vision sauf à briser net une ébauche de carrière politique, permettant la sauvegarde de ce qu’il aura laissé du Vésinet.

12 janvier 2017

Bientôt un Martin au Pavillon des Ibis ?

 … pas un martin pécheur genre un à piquer dans l’Epuisette de Thibaut Gripoix. Non, un Guy Martin, fils du Jacques des dimanches d’Antenne 2 … pour les plus jeunes. Un couronné et tri-étoilé.

Enfin une bonne nouvelle après la série abracadabrantesque de ratages que vient de vivre No. Une nouvelle à porter à son crédit. Pas un nouveau four, pas un petit four mais le toqué du grand Véfour installe-rait sa dame au Vésinet ! Enfin tout serait (presque) fin prêt ! 

Comment No pouvait-il mieux redorer un blason terni par tant de bévues qu’accrocher une étoile au pavillon de l’ile des Ibis. Foucault n’avait rien d’un père ermite, il a su repartir de zéro et faire de ce pavillon un lieu de bonne facture sans prétendre péter plus haut que son c… ! 

Exemple rare de sens civique, Daniel a choisi avec soin le repreneur que la mairie n’aura pas l’indignité de snober en refusant une extension de la durée du bail que la plus insigne des chiefs lawyer trouverait justifiée.

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, No pourra aussi se féliciter que la Fondation, bonne fée, finance à point nommé le réaménagement du pourtour des Ibis, déroulant un tapis de verdure aux futurs épicuriens que la table de Mme Guy ne manquera pas d’attirer.


Le 30 janvier le Conseil municipal entérinera la fin d’une anomalie : l’absence d’un grand nom de la gastronomie dans une ville d’exception. 

Sauf revirement de dernière minute.







Théâtre : Ils nous enfument avec du Sapin !

L’argumentation centrale, si ce n’est unique, de la mairie pour accompagner sa décision d’annuler les conventions avec l’ACAL repose sur de prétendues nouvelles exigences nées de la loi Sapin 2, du moins est-ce la version véhiculée par les officiels de la mairie à longueur de journée et reprisent dans leur publication (voir emails précédents sur ce blog) .

Cette argumentation ne tient pas. La « chief lawyer » auto-nominée de la mairie vient, dans un mail daté 11/01 (ci contre) en réponse à A Michel qui l’interrogeait, démonter cette argumentation, puisque l’obligation de mise en concurrence pré existait à Sapin 2 et figurait en toutes lettres dans les conventions devenues caduques du fait de la ville. 

Un ancien maire adjoint et ex trésorier de l’ACAL – scandalisé qu’un tel courrier ne porte pas la signature du maire - le confirme au blog, pièces à l’appui.

Aucune novation au titre de Sapin 2. Donc rien de nouveau sous le soleil !

Le maire en « communalisant » la gestion du théâtre et en fonctionnarisant 10 employés du privé agit en crypto-socialo-communiste dont on croyait - à tort - les derniers spécimens retranchés  place du Colonel Fabien. En arguant d’une nécessité liée à Sapin 2 le maire a sciemment usé d’une contre vérité pour tromper les élus et faire progresser ses nouveaux fantasmes communalistes.

Au delà de la communalisation du théâtre sont devenue incontournables celle de la MJC et de l’USV. Dès l’instant où la ville met des locaux à disposition d’une entité privée Sapin 2 produirait ses effets. Et nul ne comprendrait que sous le régime de No tous ne soient pas logés à la même enseigne. Demain les « grosses «  associations vésigondines auront été communalisées et leurs employés fonctionnarisés. No roi des socialos ! A Michel peut bien se marrer.

En fait le maire a tenté d’enfumer la population pour faire avaler une opération improvisée par des apprentis sorciers. Ni la démocratie municipale, ni l’image du maire n’en sortiront grandies.




11 janvier 2017

C’est trop inzuste, by Calimero

Phénix, ça te suffit pas d’embêter tonton No ?

T’arrêtes pas. Tu passes pas un jour sans te moquer de l’ébouillanteur des canetons des Ibis. Pendant que mes potes crevaient par manque d’eau, tu crois que c’est la faute à tonton No si Momo tirait sur sa clope boulevard Carnot au lieu de pomper dans la nappe néphrétique. 

C'est trop inzuste !

Pareil pour le conservatoire. L’autre, la grande C, tu sais celle qui crèche en Crête, elle avait pas la flemme de remplir le questionnaire du ministère, mais elle y pigeait couic. Alors on a laissé filer la date de périmation pour remplir le dossier des affaires culturelles, et No il a perdu l’habilitation. Mais juré craché c’est pas la faute à tonton No, il a fait tout ce qu’il pouvait pour lui faire capter.  Maintenant c’est la franche débandade boulevard d’Angleterre, la dame qui a un cours de mélo elle fait tout un drame, on se croirait à médra-No.
 
C’est trop inzuste !

Et voilà que tu lui cherches des poux pour le théâtre. Si tu savais comme il s’est décarcassé pour le sauver alors que le pote à la grande C, tu sais Dupont (avec un D ou un T je me souviens jamais) n’en a plus rien à cirer, tu aurais honte de lui faire autant de misères. Le petit personnel, il lui mangerait dans la main maintenant qu’il a son statut de fonctionnaire. Y vont se cotiser pour lui faire sa fête à tonton No. Ils ont gagné un BTS pour chef, c'est peu dire qu'ils sont fiers.
 
C’est trop inzuste

Et encore ze te dit pas tout. Les agents de la ville sont tellement contents de venir lui serrer la louche pour la bonne année qu’ils se sont précipités pour s’excuser. Et y a déjà plus de place au « 55 » qu’il avait  privatisé, ils seront au moins 30 à se bousculer.
 
C'est trop inzuste

Et pour les soins à domicile, ça sert à quoi de se déplacer chez les petites vieilles, elles en ont plus pour longtemps, alors si on peut économiser. De toute façon, elles sont pas dans les 1200 lecteurs de ton blog, elles sucrent. Aucun risque qu’elles dézinguent tonton No.

Allez sois sympa Phénix, laisse béton. Il en fait un max tonton, il s’use à la tache, même qu’il va fermer le CIAV. Là où venaient se réchauffer les petits vieux pleins d’entrain et d’initiatives. Fallait trouver où installer les amis de table de maman. Oui, ceux qui tapaient le carton au dessus de la crèche Princesse. Tonton a déjà commandé les berceaux pour accueillir les chérubins en route, alors faut libérer !

Tu vois, il a bon fond tonton. Il m’a glissé : "si ton pote Phénix me lâche les baskets je lui filerai la médaille de la Ville. J’en ai une en rab, je vais quand même pas la refiler à Vassili, tu sais, celui qui pond les commentaires anonymes de la mairie pour le bloG"

Et s'il te la file pas, dis le moi ! C'est trop inzuste ...


No : du père tranquille au maire hors sol !

 Comment est-on passé du premier adjoint de Jo efficace et discret,
du candidat-tribun aux accents démocratiques – "aucune décision d’importance sans consulter la population" (sic), 
à tyraNo le maire qui détruit les pans entiers du vivre ensemble vésigondin, condamne le Conservatoire, ferme le CIAV, supprime l'ACAL pour mettre le théatre sous sa tutelle, et aujourd’hui oblige l’USV à cesser ses activités (sportives donc) en mai et juin 2017 ?

Pourquoi de plus en plus de vésigondins, à l’instar de Ch G. sollicite Phénix pour mettre un terme aux nuisances de cette équipe ?

Retour sur un désastre prévisible.

En choisissant des personnages à contre emploi pour former l’équipe de direction des opérations No a commis une faute lourde. On ne fait pas appel à un débutant mal aimé et notoirement sous qualifié pour diriger les services, sauf à vouloir les condamner à un calvaire quotidien. On ne fait pas appel à une fraiche importée au français laborieux, ignorante de ce qui fait l’exception vésigondine pour gérer la branche politique de ses activités, sauf à vouloir provoquer des crises de rejet.

Pas trop tard pour mettre ses personnages hors d’état d'exercer leurs nuisances, encore faudrait-il avoir les guts qui semblent manquer à l’imitateur de Hollande, mais cela reste possible.

En revanche il est un mal qui ne saurait être extirpé : il s’agit de la défiance originelle. Un seul des adjoints, le premier d’entre eux il est vrai – ne s’est pas opposé à l’arrivée de No lors de la chute de Jo ! Un seul n’a pas fait le siège du bureau de Phénix pour s’écrier : "tout sauf Bernard".  Quel "affectio societatis" entre des adjoints auxquels un maire s'est imposé contre leur gré ? On laissera le lecteur deviner quelle fut la plus virulente dans ce TSB !

Et cette défiance initiale – un temps calmée – ressort aujourd’hui avec le comportement de hussards de l’entourage de No. La brutalité des décisions et l’absence de considération des personnels où que l’on tourne la tête, dévoilent la violence libérée d’un maire qui réalise tardivement que tout lui échappe, et même le soutien a minima de certains adjoints.

Phénix ne livrera pas la solution que préconise Ch. G. dans son courrier. Mais il est symptomatique que face aux agressions du maire, des Vésigondins se lèvent pour tenter mettre un terme à ce désastre.

Avant No, le cosmique et l'éphé-maire ont cru échapper au sursaut populaire avec le succès que l’on sait. No trouvera-t-il le graal pour renouer avec les électeurs ?

C'est tout le mal que le blog lui souhaite.




10 janvier 2017

Le théâtre, l’ACAL et l’oukase, par A MICHEL

No imperator, buste au musée Grévin
Après les doutes récurrents sur l’avenir de notre conservatoire (baisse des effectifs : près d’une centaine en un an et départ de professeurs de qualité), un nouveau sujet de grande inquiétude est mis sur la table avec le changement de statut du Théâtre préparé dans le plus grand secret, en écartant tout avis des élus, celui des oppositions bien sûr, voire celui des conseillers de la majorité (?).

Mais de plus l’expression des questionnements légitimes que ces décisions provoquent est entravée. De nouvelles contraintes sont mises en place pour les tribunes des oppositions mettant en cause un espace accordé depuis plus de 20 ans, mettant en cause le règlement intérieur (qui relève du seul conseil municipal) et des débats qui remontent à A-M Foy, R. Varèse, validés sous P. Bastard et D.Jonemann. Par cette décision Madame Politis s’affranchit des droits du conseil municipal. Si elle l’a fait sur ordre, ce que je pense, se rend-elle compte de ce recul de la démocratie auquel elle se prête et dont elle porte la responsabilité ? Quant au fait d’oser dire en réunion que les polices n’ont qu’à être réduites, c’est une provocation …

Les tribunes devenant illisibles la majorité s’épargnera de devoir y répondre dans la sienne, comme elle le pratiquait : ce qui en dit long sur le respect de la déontologie. De plus du fait de la rareté des conseils municipaux l’embouteillage des questions à traiter fait, qu’il est devenu impossible de traiter à minuit des sujets autres que ceux imposés par l’ordre du jour fixé par le maire. Bien joué ! Réduire à minima l’expression écrite et obstruer l’expression orale, cela est la caractéristique des régimes autoritaires. Alors il nous reste le blog pour nous exprimer.
 
Mais revenons au théâtre et au cinéma
 
Le passage en régie soulève deux problèmes distincts.

- Un problème de fond : l’adéquation entre la formule retenue et les exigences de la gestion d’une scène municipale, ce sera le débat du conseil municipal puisque c’est le seul lieu où on pourra débattre et chaque conseiller de la majorité prendra ses responsabilités en public lors du vote.

Pour le préparer j’ai joué le jeu ! J’ai écrit le 6 janvier à la ‘directeur de cabinet du maire’ chargée de donner suite aux interrogations des élus !!!. J’attends toujours la réponse. Pourtant préciser le numéro de l’article de la loi Sapin 2 n’est pas long sauf si cet article n’existe pas. Il y aurait alors un gros mensonge. 

- Un problème de forme: Lire que la mairie a organisé un débat autour de ce sujet. J’en veux pour preuve la convocation à cette commission dont l’agenda stipule simplement : « Point cinéma/théâtre » On est loin d’une évocation d’un débat sur la dissolution de l’ACAL et sur la reprise de ses activités par la municipalité. 

Madame Politis ne pouvait ouvrir un débat non préparé, elle s’est d’ailleurs contentée de justifier la décision prise –on ne sait entre qui et qui - de mettre fin aux conventions contractuelles liant l’ACAL et la ville en invoquant la loi Sapin 2. Décision prise sans information préalable des conseillers municipaux des commissions concernées, et bien avant que le conseil municipal ne donne son aval par un vote. 

Le transfert des salariés de l’ACAL est ainsi acté de facto sans qu’aucune instance statutaire de leur représentation et que le comité technique de la ville n’aient été informés et encore moins appelés à donner un avis . Comment considèrent-ils les salariés du théâtre ?

Je m’élève à nouveau avec force contre ce procédé qui consiste à mettre les élus devant le fait accompli et pire, à prétendre sur le blog - de façon courageusement anonyme - avoir tenu un débat qui n’a jamais eu lieu. Cette aventure qui compromet l’avenir de notre théâtre méritait ce débat, on eu droit à un oukase. Les conseillers de la majorité vont-ils accepter encore longtemps ces pratiques qu’on pensait ne plus exister dans notre démocratie ? Il est encore temps de sauver notre théâtre.


André MICHEL

9 janvier 2017

La fin de l’exception vésigondine ? par Electre Onlibre

Au Vésinet, ces dernières années, nous avons vu disparaître :

Les feux d’artifice,
La patinoire,
Les vide-greniers,
Des places de crèches,
les guichets SNCF
Les cirques,

La sécu
Des petits commerces,
Les conseils de quartier,
Le charme du centre ville,
L’accréditation du conservatoire,
Des formalités administratives de base (cartes d’identité, passeports),
Les gardiens du cimetière,
Des canards,
La liberté d’expression de l’opposition,
Le CIAV,
Des conseils municipaux utiles …


Maintenant, c’est notre théâtre qui est menacé, un endroit où chaque année des spectacles de qualité nous sont proposés par une équipe compétente et dynamique qui met à son programme aussi bien les succès parisiens que des créations de haut niveau.

Mais cette structure a un coût et elle ne correspond pas aux priorités d’une équipe municipale qui sort sa calculette lorsqu’elle entend le mot « culture » et qui, à choisir, préfère payer des avocats plutôt que des artistes.


Les thuriféraires de la Mairie, et il y en a, interviennent sur ce blog pour proclamer à l’envi, que grâce à l’actuelle équipe, « le Vésinet avance » (sic). Malheureusement, comme celle-ci ne daigne pas expliquer ses choix, nous ne savons toujours pas si ce mouvement va nous amener à un avenir radieux, s’il se fait en marche arrière ou si nous fonçons dans le mur.


Ces mêmes admirateurs de l’équipe dirigeante actuelle balayent les objections de ses opposants en les traitant de passéistes, nostalgiques d’une ère révolue.
Pourtant, eux-mêmes sont les tenants d’un mode de pensée dépassé, celui des années 1970 où s’imposaient le tout béton, le management dit rationnel et les décisions prises en secret par des technocrates autoproclamés infaillibles et éloignés des préoccupations de la population.

En 2017, ce qui prime, c’est la quête de sens, le participatif  et le bien commun de la communauté.


Or celle du Vésinet est menacée. 


S’il y aura toujours des gens pour acheter des appartements dans tous ces nouveaux immeubles qui poussent au Vésinet comme champignons après la pluie, que feront-ils quand ils verront que la cité n’offre rien à leurs enfants, qu’il n’y a plus de magasins et que l’offre culturelle est étriquée ?


Nous vivons dans un système démocratique. L’équipe municipale a été élue pour un mandat de 6 ans et elle est légitime pour rester encore 3 ans aux manettes de la ville. Mais comme nous sommes dans un régime démocratique, la même équipe municipale se doit de respecter son programme et le mandat qui lui a été confié.


Si elle décide de changer radicalement ses orientations et que celles-ci altèrent l’identité même de la ville, alors elle doit les valider en consultant la population, soit par référendum, soit en organisant de nouvelles élections.


Comme personne ne veut que le Vésinet devienne à terme une cité-dortoir de luxe, il faut s’inspirer des expérimentations des villes qui ont su recréer du lien avec ses administrés et non appliquer des méthodes qui les divisent et qui impliqueront rapidement la fin de l’exception vésigondine. 



Electre Onlibre