27 avril 2012

Cent jours : la révolution sournoise !

Qu’on ne s’y méprenne, c’est à une révolution que les vésigondins assistent indifférents. Loin de n’être qu’une simple inflexion, la politique mise en œuvre par les putschistes de décembre 2011 va à contre courant de tous les engagements pris par les équipes municipales sorties des urnes.

Jamais A-M Foy ni R. Varèse n’avaient fait campagne pour l’abandon des missions de service public. C’est pourtant ce que pratique sournoisement M B2C sans que cette politique n’ait fait l’objet d’un vote et n’ait acquis une quelconque légitimité.

Demander aux « consommateurs » des services proposés par la municipalité de payer au prix coutant l’intervention de la police municipale, la cantine, la place de théâtre, le lit de maison de retraite ou la place de mort autour d’une table de bridge comme au cimetière se défend. C’est même fort bien théorisé par l’école libérale à la quelle - on n’en doute pas - appartient M B2C. Comme c’est son droit.

Mais il y a trois conditions pour que cette démarche puisse être mise en œuvre.

Qu’elle conduise à une baisse des impôts de tous les administrés, qu’elle soit équitablement appliquée, qu’elle ait reçu l’onction du suffrage universel.

Aucune de ces conditions n’est actuellement remplie. Le débat n’a pas eu lieu, il est même totalement escamoté. Les domaines d’application pris en exemple par le maire excluent étrangement les cours de la MJC, les loyers des maisons de retraite pour ne concerner que le Théâtre, les cantines, les crèches et les alarmes. Enfin aucune redistribution – par une baisse des impôts - ne vient rassurer les vésigondins sur l’usage qui sera fait des sommes collectées.

On connaît trop la tendance au copinage de l’équipe du RPV pour ne pas avoir des doutes sur l’arrosage auquel les experts de la municipalité comptent bien se livrer.

Cent jours et de la poudre aux yeux pour amuser la galerie. Des sourires aux commerçants, des hochets aux bons conseillers, une fête de la jeunesse pour les teen-agers et des agapes aux Ibis pour le personnel municipal !

Mais sournoisement une révolution est en marche qui consiste à augmenter de fait la pression fiscale en surfacturant l’offre de services rendue par la mairie.

M B2C n’a pas reçu de blanc seing pour mener une politique qui va à l’encontre de l’intérêt général des vésigondins. Cette révolution ne peut être conduite en catimini au seul profit des copains, comme la varésie s’en était fait une spécialité. Elle doit faire l’objet d’un débat public qui à l’issue des 100 jours n’a toujours pas eu lieu.


7 commentaires:

  1. Le seul débat public est la démission de cette équipe qui s'est appropriée le pouvoir en dehors de toute légitimité. Quelle honte!

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  2. M'enfin!
    Le temps ne fait rien à l'affaire.
    Des neiges d'antan ou de la dernière averse,
    Quand on est RPV, on est RPV!

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  3. la dissolution du RPV a été publiée au journal officiel il y a quelques jours.

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  4. Ah si l'opposition avait arrêté de "tortiller du c.." lorsqu'il était encore temps! On en serait peut être pas là!!!

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  5. la simplicité: demander à ceux qui ne viennent jamais de démissionner: la palme revient à Monsieur Laffitte. Il a disparu du vésinet, donne son pouvoir au maire systématiquement, ne vient plus au conseil , ne vient plus aux commissions: c'est une honte pour un inspecteur des finances. La moindre des corrections serait de démissionner.

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  6. La honte c est l UMP et Myard qui soutiennent toujours cette bande de branquignoles ... Ne soyez pas surpris de la montėe du FN

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  7. à anonyme de 06:08
    N'oubliez pas Bel, le principal artisan qui surveille Le Vésinet par Madame Morel.Il est en réalité le grand maître d'oeuvre de tout ce qui se pass.

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