15 juin 2012

Bureau ou Codir municipal ?

Maire ou général manager, conseillers ou cadres subalternes, électeurs ou actionnaires ?

Le subreptice glissement entamé par Varèse s’amplifie sous la férule du vice président de la Warner, ci devant maire du Vésinet. La gouvernance municipale s'est trouvée de nouveaux repères après l’échec cuisant du système autocratique mis en place par le p’tit Robert : le management à l'américaine !

Le groupuscule qui a pris le contrôle des affaires bouscule tous les codes, tous les usages en accaparant le pouvoir sans chercher à donner le change, sans même donner l’illusion qu’il prend en compte l’intérêt général. (exemple du lac de la Station, de la réglementation des Ibis etc....)

Il amplifie l’autocratisme consubstantiel aux varésiens, au point de susciter des remous virulents jusque chez les adjoints ! N’est ce pas M. Potier ?

Varèse avait un programme, pris des engagements. Entouré de godillots, de larbins, d’adjoints qu’il informait, à titres divers et séparément, qu’il consultait pour les plus influents, avant que ne soient présentées les décisions. Pour la pure forme les commissions avaient donné un avis qu’un habile noyautage garantissait conforme à la volonté du chef.

Ce temps est révolu, le general manager et les 3 cogérants qui constituent le codir* municipal ont pris soin de ne faire aucune déclaration liminaire à leur prise de fonction. Il n’y a plus ni godillots, ni larbins, ni adjoints. Conte, Morel et Fiquet décident et le manager fait avaler les décisions aux cadres subalternes de sa « majorité ». Les larbins ne sont que des pantins dont le choix résiduel est de voter avec leurs pieds ( n’est ce pas Mme Lang ?)!

Les oppositions sont qualifiées de « nuisibles » par le premier magistrat. Pourquoi siéger et participer à un simulacre de débat si le statut d’opposant n’est pas respecté ?

Les commissions se réunissent pour apprendre ce qui a été décidé, déjà couché sur papier glacé. Ainsi les modifications proposées pour le cahier des charges de l’aménageur n’ont pas été reprises dans le texte qui est discuté en conseil privé. Les modifications aux accès des Ibis sont actées et font l’objet d’un arrêté transmis à la police municipale avant que la commission sécurité en ait débattu. Une commission « parking » se réunit la veille du conseil municipal pour débattre d’une délibération qui sera prise le lendemain. Comment pourrait-on intégrer les éventuelles modifications à cette délib’ puisque les textes à voter doivent être soumis 5 jours auparavant aux conseillers ?

Le codir municipal est un organe en rupture avec les normes de la démocratie locale. En rupture avec les attentes des vésigondins après l’espoir suscité par la chute de Varèse.

Une mairie n’est pas une entreprise de droit privé. Un maire n’est pas un associé gérant. Le maire se trompe de mode de gouvernance. Varèse qui l’a mis sur ce chemin en a fait la sinistre expérience. Et les trois cogérants, complices de cette OPA sur le pouvoir municipal, termineront comme a terminé le p’tit Robert dans la détestation générale.

* codir : nom donné au comité de direction dans beaucoup d'entreprises.



1 commentaire:

  1. Ils ont simplement oublié que -malgré le putsch de janvier- ils ont été élus il y a 4 ans et que par conséquent ils ont reçu un mandat et non pas un blanc-seing !

    A force de s'asseoir sur les usages et les règlement, ça risque bien un beau jour de leur p....r à la figure ! P.....n, encore 2 ans !

    RépondreSupprimer