24 septembre 2012

Préemption : camoufler le camouflet !


Aura-t-on jamais fini de solder les comptes de l’incurie varésienne ?

La sanction qui frappe la gestion des actuels locataires du château Carnot prive le maire d’un pouvoir  « régalien » dévolu à chaque édile des 36.000 communes.

Le droit de préemption permet de disposer d’une prérogative opposable à ceux dont les intérêts mercantiles seraient susceptibles de nuire à la ville. Ce droit est d’abord un moyen de dissuasion  – les communes ayant rarement les ressources pour acquérir du foncier, un outil mobilisable contre un acquéreur susceptible de réaliser des projets incompatibles avec les objectifs ( par exemple logements sociaux ) que le maire a fixé pour sa commune.

Sans ferrailler, sans contester cette décision l’inénarrable montessonnais, l’adjoint Fiquet, dans l’article ci contre du Parisien, tente de camoufler la réalité du camouflet.

Et pourtant ce ne sont pas les arguments qui manquaient pour éviter la déchéance de ce droit municipal. A commencer par la récente advenue aux affaires d’un bureau composé d’avatars du varésisme, qui autorisait l’édile à obtenir un sursis du préfet. Mais surtout le maire disposait d’une arme d’une redoutable efficacité : son conseil municipal ! Eut-il obtenu l’unanimité de son conseil pour le vote d’une motion exigeant le retrait de la convention de transfert au profit de l’EPFY qu’il pouvait fort de cette unité mettre son mandat en jeu au cas où le préfet s’obstinerait.

Encore eut-il fallu "en" avoir ! Et c’est bien ce qui fait défaut à cette équipe de bras cassés, dont le seul objectif est de perdurer, d’encaisser ses petites indemnités et de fanfaronner sachant pertinemment qu’aucun d’entre eux ne survivrait à un passage devant les électeurs.

Alors ils préfèrent reprendre le chemin de Canossa, se coucher devant une injonction préfectorale et prétendre contre toute vraisemblance que ce n’est pas un cinglant désaveu de leur propre gestion municipale.

Les complices de Robert Varèse, nos actuels gestionnaires, peuvent être fiers ! Immobilier plombé, pouvoirs municipaux amputés :  le déclin du Vésinet c’est maintenant !

6 commentaires:

  1. Monsieur Fiquet a l'air tout content:normal,il habite à Montesson et ce n'est pas lui qui paiera.Il est de marbre!

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  2. les actuels gestionnaires sont ceux de la veille et ils ont entériné tous les choix du précédent Maire.Aujourd'hui,seuls les démissionnaires de l'interval Varése/Bastard de Crinay ou ceux qui pourraient encore le faire en urgence pourraient encore regarder la population Vésigondine en face,mais le reste de la majorité porte une lourde responsabilité et ne pourra qu'être marquée par la probable dégradation de la commune.

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  3. Il faudra qu'on m'explique comment on peut au Vésinet à la fois continuer de construire des habitations de standing et satisfaire le seuil des 20% SRU.

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  4. C'est là le caractère inconséquent de cette équipe(M.Bastard de Crisnay,M. Fiquet,Mme Morel,M.Conte,Mme Gattaz,M.Potier,Mme Hubert,Mme Tritan,M.de Chamborant-je ne pense pas en avoir oublié-n'oubliez jamais ces noms:on fait des logements de standing pour la joie des promoteurs tout en criant au loup pour les logements sociaux:si les immeubles en cours avaient été faits en logement social on n'en serait pas là!Il y en a quatre ou cinq en cours,peut-être plus? bilan: on va payer pour SRU,on perd la préemption ce qui nous enlève notre souveraineté,et attention aux futurs impôts.Mais maintenant le mal est fait.Pour s'en tirer,ils doivent partir vite.

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  5. L'équipe en place a bien des défauts mais le problème du quota des logements sociaux existait avant eux. D'ailleurs, cela arrangeait bien pas mal de gens. Le terrain des aiguilleurs par exemple devait recevoir des logements sociaux, mais une association de riverains a fait capoter le projet. Au Vésinet, il faudrait plutôt commencer par faire le constat de l'ensemble des surfaces qui permettraient de créer des logements et combien, et ensuite faire le compte de ce qui doit être réalisé sur le terrain de l'hopital. Ne pas surdensifier cet endroit passe peut être par ça. Quant à l'équipe en place, elle a repris un projet, qu'elle a empirée et dont elle sait pertinemment qu'elle ne sera plus là lorsqu'il faudra couper le ruban.

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  6. Pourquoi Caton l'ancien n'intervient plus? Il est mort?

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