10 octobre 2012

La bravitude de Myard

Entre potes
Tartarin des Yvelines, le petit Jacques joue les fiers à bras. Il a joint sa voix aux nonistes qui s’opposent au traité Sarkozy-Merkel.

Myard Mélenchon même combat ! deux tribuns, deux forts en gueule que tout devrait opposer mais qui font assaut commun de démagogie. Démagogie de la dérive droitière, racolage populiste gauchiste : les extrêmes se retrouvent dans une opposition stérile à la pire des solutions, à l’exception de toutes les autres.

Myard le sait bien : la non ratification du traité aurait plongé le pays dans une crise financière dont nul ne pouvait présager l’issue. Son vote est inconséquent, même si sa conviction souverainiste n’est pas feinte.

A-t-on entendu Myard proposer une alternative à la « règle d’or » ?

Le Mélenchon de droite est un populiste, un haut parleur sur les thèmes sur les quels il n’a aucune influence. Mais l’a t-on entendu au Vésinet dénoncer les gabegies de son favori le p’tit Robert ? S’opposer aux dérives claniques du maire cosmisco-despotique qu’il a propulsé au château Carnot ?

Non, il l’a soutenu jusqu’au dernier jour d'un mandat calamiteux, comme il a tenté de propulser le frère spirituel (?) qui manqua lui succéder. Depuis l'avènement des avatars du varésisme, Myard a disparu de nos écrans radar. 


Jacques fait de la bravitude quand il n’y a aucun danger. Mais quand il faut assumer et prendre des coups le Myard se réfugie dans une couarde neutralité : « je ne me mêle pas des affaires du Vésinet ».

Voter non au traité européen, un coup d’épée dans l’eau, le seul endroit où on peut ferrailler, sans se mouiller.


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