29 octobre 2012

« Que compte faire M. Bastard ? »

(Suite de la question de Phénix) : position de LVSD  (André MICHEL)


Cette question désormais sur la place publique suite à la plainte en justice de B. Conte et M. Potier envers Phénix n’est au fond que le fruit du comportement d’une équipe, qui arrivée au pouvoir par une alliance contraire au vote des électeurs, se croit libre de tout faire, jusqu’à s’en prendre à la liberté d’expression. « La liberté de tout dire n’a d’ennemis que ceux qui veulent la liberté de tout faire » déclaraient les révolutionnaires de l’an 1 de la République au moment où la déclaration des droits de l’homme et du citoyen venait de la consacrer dans son article 11.

Tout faire !  en oubliant que la gestion des biens publics nécessite un respect scrupuleux des règles juridiques fixées par la loi. Les cas se multiplient à la mairie où des libertés sont prises avec ces règles, libertés pour lesquelles nous intervenons sans cesse auprès des autorités de tutelle. Le cas reconnu par R .Varèse dans sa lettre du 22 juin 2010 aurait dû entrainer ipso facto la démission de B. Conte. (cf extrait de cette lettre publiée par Phénix). Comment peut-il être encore là et premier adjoint de surcroit !

L’entretien que le maire a eu à sa demande avec L. Desvaux suite à l’article de Phénix, donne à penser que le maire  veut jouer l’ignorance. Et pourtant :
 
Le conseiller P. Bastard de Crisnay était parfaitement au courant
 
 Il a eu en  copie la lettre de R. Varèse du 22 Juin 2010. Il ne peut pas ne pas avoir entendu ou lu, les débats au conseil municipal sur les difficultés que L. Desvaux a rencontré dans l’exercice de sa délégation aussitôt que C. Chatard a été viré. En effet la délégation accordée par R. Varèse à L. Desvaux  pour surveiller toutes les actions concernant la gestion de l’eau a bien fonctionné tant que C. Chatard a été adjoint équipement. Dès que C. Chatard  a été remplacé par B. Conte à l’équipement, commanditaire pour la gestion de l’eau avec M. Potier comme  signataire, L. Desvaux a rencontré des difficultés : non convocation aux réunions, difficultés pour obtenir les documents.
 
L’affaire  de Barcelone à la fin du mandat de R. Varèse a été la conséquence fatale d’une gestion de plus en plus obscure du domaine de l’eau où les acteurs croient que tout est permis. Elle a donné lieu à un débat le 6 Octobre 2011 au conseil municipal. P. Bastard de Crisnay était présent et s’est abstenu. Devant cette situation nous avons saisi à nouveau par lettre du  28 novembre 2011 le président de la Chambre des comptes de l’IDF pour que le contrôle de la gestion de la ville déjà réclamé antérieurement ait lieu rapidement et que soit regardé en particulier « tout ce qui concerne la gestion de l’eau ».
 
Le maire P. Bastard de Crisnay était parfaitement au courant
 
Élu le 18 Janvier, il avait une lettre de nous sur son bureau le 19 Janvier le mettant en garde sur la responsabilité de la gestion du domaine de l’eau. Il n’en a pas tenu compte  et a confié à  B. Conte l’équipement, ce qui  a fait entrer à nouveau «les questions relatives à la gestion de l’eau » directement dans ses attributions, puisque toutes les réalisations passent par l’équipement, avec  M. Potier qui continue de signer pour ordre. Parallèlement il ne renouvelait pas la délégation de L. Desvaux. Il validait ainsi toute les pratiques non transparentes dont il avait été le témoin depuis 2010, pratiques qui ont donc continué.  Par  notre lettre du 22/02/12  point 2 ci-contre)  avec copie à tout le conseil municipal, nous  avons à nouveau alerté le maire sur la non - transparence dans les marchés passés dans le domaine de l’eau. Comme nous l’avions souligné dans notre lettre, l’impossibilité d’avoir des réponses aux questions posées sur ces marchés  rendait  le maire solidaire en cas de gestion défaillante. Loin donc de mettre fin à la plainte de B. Conte et  M. Potier, il l’a conforté.
 
Conte poussé vers la sortie ?
Et pourtant un maire ne peut ignorer que lorsqu’un élu travaille avec une société à laquelle il a appartenu, il y a presque toujours des incertitudes, voire des problèmes. La déontologie conduit à refuser de telles situations qui prêtent à confusion. P. Bastard de Crisnay n’aurait jamais dû nommer B. Conte à ce poste, B. Conte n’aurait jamais dû l’accepter, M. Potier n’aurait jamais dû accepter de signer.
 
Cette situation explique les doutes sérieux concernant le voyage de Barcelone que le conseil municipal a eu, ce qui l’a conduit à le refuser. Phénix a dit tout haut ce beaucoup pensaient tout bas et que les débats et la décision du conseil municipal ont exprimé. Mais le dépôt de plainte va conduire la justice à en connaître les fondements.
 
Si le maire joue l’ignorance, même si personne n’est dupe, il peut encore revenir en arrière en  faisant retirer les plaintes déposées pour éviter à la ville une affaire qui débordera fatalement sur le domaine de l’eau, ce qui n’est pas l’intérêt de la ville pour la confidentialité requise dans ses relations avec ses fournisseurs, et en écartant M. Conte et M Potier du domaine de l’eau pour mettre fin à la non transparence et aux interrogations que cette non transparence suscite, ce qui implique le retrait de B. Conte de l’équipement, et de M. Potier du développement durable. Leur démissions auraient le mérite de tourner la page.  ( Sur 9 adjoints élus avec R.Varèse, il n’en resterait ainsi  que 2).
 
Si B. Conte/M. Potier persistent dans leur volonté de voir leur plainte aller à terme, le maire doit dans l’intérêt de la ville leur retirer durant l’instruction leur délégations d’adjoint. Dans ce cas leur démissions s’imposent, car quand on déballe tout, on ne sait jamais où on va. Là encore leur démissions auraient le mérite de mettre à l’écart la ville et le maire de ce procès.

De toute façon si procès il ya, nous créerons une association pour la liberté d’expression qui aidera Phénix à se défendre, car il ne pourrait pas financer, ce qui ne serait pas juste, et dans ce cas il faudra que la justice passe.   


Pour LVSD, l’intérêt de la ville doit primer, de même que  la remise à plat dans le calme et la sérénité de toute la gestion du domaine de l’eau, en étant tourné uniquement vers l’avenir et non vers le passé, avec d’autres responsables que B. Conte et M. Potier, comme cela aurait du être le cas depuis le 22 juin 2010 et encore plus depuis le 18 Janvier 2012. Il est temps de tourner la page.


André MICHEL (LVSD) 





9 commentaires:


  1. Et si on en parlait au patron de M. Bastard ?
    La Warner Bros est elle gérée de la même manière ?

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  2. Faites un procès si vous êtes dans votre bon droit!!!
    Pourquoi causer à l'infini!

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    1. Monsieur l'anonyme de 11:56

      Qui, si ce n'est la ville pourrait être victime des agissements des anciens de la Lyonnaise ?

      A ce jour, l'ex délégué Desveaux malgré ses demandes réitérées n'a pas pu obtenir de la mairie les factures correspondantes à des travaux facturés par la SAFEGE, filiale de la Lyonnaise avec laquelle M Conte a eu selon Robert Varèse parti lié.

      Qui, si ce ne sont les vésigondins, supportent les surcouts induits par des décisions incompréhensibles comme celle d'inverser le sens de circulation des eaux alimentant les lacs et rivières. D'après un proche du dossier le surcout direct s'élève à 175.000 € !!!. Sans parler de la surfacturation d'eau !.

      Monsieur l'anonyme, croyez vous un instant que la ville du Vésinet victime de cette "hérésie" et de cette gabegie peut poursuivre la ville du Vésinet décisionnaire alors que les adjoints en charge du dossier sont des proches de Lyonnaise grande bénéficiaire de ces décisions.

      Qui peut croire que Bastard se tire une balle dans le pied en faisant un procès à ses adjoints ? , Autant qu'il démissionne et aille chercher dans les urnes la légitimité que le putsch ne lui a pas donné.

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  3. Bernard,

    "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup !"

    Ma grand mère

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  4. Bon, ben là ça a au moins le mérite d'être clair. On sent un peu plus l'envie d'action, l'engagement. Cela ira t'il jusqu'au bout?

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  5. Trop c'est Trop !!!29 octobre 2012 à 15:52

    On est dans la troisième dimension, on se pince pour essayer de croire que tout ceci n'est pas vrai mais si, alors vivement que la justice fasse le ménage dans ce monde de ripoux !
    Merci à Phénix de gratter là où çà fait mal.

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  6. Si deux places d'adjoints sont libres,trois candidats sont prêts.Devinez lesquels?

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    1. D'abord Morel, ensuite Morel, enfin Morel !!!

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  7. Les affaires de la nation sont désormais beaucoup trop graves pour les laisser aux mains de politicards indignes !

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