9 janvier 2013

Étrange Vésinet…

Un "Sirius" vésigondin, visiteur du soir du Château Carnot verse cette contribution au débat. 
 
Dans la mégapole moderne, beaucoup d’emplois se trouvent à la périphérie ; sinon, le centre, saturé, devient impraticable. La région parisienne a tardé à le reconnaitre et ses habitants en paient la note ; les plus heureux s’agglutinent autour des gares pour pouvoir gagner leur lieu de travail sans y passer des heures ; mais pour ceux qui n’en ont pas les moyens, c’est la galère. Alors comme tous bons Français, ils se disent : que fait le gouvernement ?

La pression étatique devient en conséquence paroxystique partout où l’on peut encore réaliser une opération d’ampleur, témoin ce qui se passe aux Franges de Montesson, sur les terrains de la Marine à Carrières et sur les terrains de l’Hôpital. Il est certes possible de réussir un beau Parc arboré au Sud du Vésinet, mais il y a aussi une sacrée verrue, le Bâtiment A, occupé par l’Institut de Recherches Scientifiques Nucléaires. Si celui-ci demeure, l’équilibre de l’opération sera remis en cause, car des recherches nucléaires dans un éco-quartier, c’est rarement vendeur.

Comme l’état veut aboutir, il se contenterait d’une réforme du PLU tout ce qu’il y a de soft : préservation des jardins et espaces verts au prix d’une infime possibilité de densification du centre ville, possibilité pour l’IRSN de transposer son bâtiment à la pointe Sud du Vésinet dans un zonage fait à ses mesures, faible densité du Parc Princesse et la ville ne serait plus obligée de dépendre d’un POS aussi vide de base légale que la poche d’un pauvre homme. 

Imaginons un instant que le nouveau PLU ne passe pas, que le maire retourne à ses projets personnels et son adjoint à Montesson. Difficile d’élire une nouvelle équipe cette fois, car les rancunes seront tenaces. Le préfet prendra la main jusqu’aux futures élections, et découvrira des choses amusantes : ainsi le bâtiment A ne pourra plus bouger, faute de modifications des règlements d’urbanisme lui permettant de regagner son port d’attache. La consultation aménageur sera à reprendre car elle avait été effectuée en supposant acquis le départ du bâtiment A. Le projet des terrains de l’hôpital sera repoussé aux calendes grecques, et l’aménageur sera choisi au plus tôt en 2015 avec la probabilité d’un Bâtiment A trônant toujours au milieu du Parc. Espérons que le marché immobilier ne se soit pas affaissé entre temps, car sinon il y aurait de fichues ardoises à éponger,

L’équipe élue en 2014 aurait à se préparer à des moments de grande solitude comme la négociation des pénalités SRU, l’administration lui réservant alors un chien de sa chienne. L’utilisation du droit de préemption urbain pour la réalisation de logements sociaux risquera  de se faire aux frais de la ville. S’il s’avérait que le Vésinet était toujours incapable de produire de nouveaux documents d’urbanisme, la tentation serait grande pour l’administration de considérer le POS comme non conforme aux documents supérieurs et d’imposer des contraintes faisant regretter les occasions perdues. L’addition laissera une trace sanglante dans les comptes de la commune.et la mémoire des Vésigondins, tandis que ceux qui attendent le PLU pour réaliser leur projet se demanderont comment il a été possible d’avoir été aussi stupide.  

Bonnes gens, éveillez-vous : une Place du Marché, ça va, mais deux, bonjour les dégâts.

Sirius

10 commentaires:

  1. voilà un texte qui sent bon l’endoctrinement sans élément juridique prôné par Monsieur le Maire. La préemption : de quoi parle t on ? il n'y a aucun terrain à préempter dans des conditions financières acceptables pour un bailleur social. L'état qui impose des règles ? Cela ne peut se faire qu'au terme d'une longue procédure de constat de carence de la ville bien plus longue que les dates évoquées dans cette lettre. Et dernier point : qui est à l'origine du désastre financier sinon l'équipe dont fait partie le Maire, alors lui faire confiance pour en éviter une autre, c'est avoir la mémoire bien courte.

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    1. L'état de carence de la ville du Vésinet a fait l'objet d'n constat. Tout cela a été longuement expliqué lors du Conseil Municipal du 4 Octobre 2102.Le refus des réalités ne mène ps bien loin.

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    2. La carence a été constatée depuis belle lurette. Il suffit de se reporter u Conseil municipal du 4 Octobre 2012. Nier les réalités ne sert à ien

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  2. L’État est chez lui au sud des terrains de l'Hopital et la révision simplifiée du POS lui permet d'ores et déjà de reconstruire un bâtiment sur la parcelle dont il reste propriétaire.Les protocoles signés et délibérations de l'EPFY ne mentionnent pas de réserves. Le Sirius vésigondin, auteur de cette contribution, serait à la solde de Fiquet que cela ne nous étonnerait pas.

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    1. Pour l'anonyme de 12h 59. La question n'a rien à voir avec la révision simplifiée.Le problème est de pouvoir réceptionner les activités de l'ancien Bâtiment A dans la parcelle où se trouvent déjà les autres bâtiments de de l'IRSN. Compte tenu du gabarit nécessaire,il faut impérativement changer le POS, autrement le Bâtiment A ne bougera pas du Parc Princesse.

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  3. Un joli texte qui mêle habilement quelques réalités avérées à des fantasmes, des rumeurs et des contre-vérités particulièrement diffusées par la mairie (sans d'ailleurs des mobiles très clairs).
    Bref encore de l'enfumage.
    On n'en a vraiment pas besoin.

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  4. Un peu de courage! Celui qui signe Sirius doit avoir le courage de signer ce qu'il dit, en grande partie un tissu d'affirmations gratuites, sans grande valeur, de la politique fiction, faisant parler le préfet,l'équipe de 2014,l’État,.... Ce projet de PLU est trop important pour la ville pour accepter ces grandes déclarations anonymes. Du courage que diable! C'est l'avenir de notre ville qui est en jeu. Et après je vous offre de débattre de vos fausses affirmations.

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  5. Monsieur Sirius,

    Rien ne nous rapproche : ni votre conclusion, ni votre développement.
    Moi je pense contrairement à vous que :
    - une Place du Marché, ça ne va pas !
    - et effectivement bonjour les dégâts
    - alors deux affaires, n'en parlons pas !

    Contrairement à vous, je pense aussi que signer le PLU, c'est vraiment BONJOUR LES MEGA DEGATS

    Enfin, votre développement n'a aucune valeur. Les commentateurs précédents, dont André Michel l'ont très bien expliqué.

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  6. Allez Sirius, on t'a reconnu. On sait que tu l'aimes ton Phénix, mais ne dis pas n'importe quoi!

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  7. Comme tant d'autres, le dossier PLU est mené avec la méconnaissance du sujet et le mépris du citoyen caractéristiques de la manière RPV.
    Il est temps encore que la concertation devienne une réalité et qu’il soit fait droit aux demandes formulées par les associations.
    L’Etat-croquemitaine, argument ultime, n’effraie que ceux dont la vision du Vésinet est celle des managers-énarques dont le bon peuple constate chaque jour les brillantes réussites.
    Conseillers municipaux, êtes-vous conscients qu’en votant le PLU en l’état, vous engagez ce site d’exception qu’est Le Vésinet sur la voie de son massacre organisé ?

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