17 mars 2015

Montesson-Le Vésinet : la fin d’une sujétion

Cliché Yann Arthus Bertrand
Dans les années soixante Montesson petit village « rose », dont le centre bourg n’aurait pas déparé au fin fond de la Creuse, croupissait au carrefour de nulle part.

10 ans plus tard l’explosion du foncier stimule l'appétit des marchands de pavillons et fait la fortune des fabricants de placoplatre. Les promoteurs font saliver quelques maires et en gavent d'aucuns. Montesson se densifie, surtout aux abords de son altier voisin, engrangeant des millions, accueillant par charters entiers ceux qui ne peuvent pas encore se le payer mais lorgnent sur le chef lieu du canton.

In illo tempore le Vésinet auquel Montesson est rattaché ne jette qu’un regard condescendant sur sa voisine bouseuse, tolérant tout juste que les meilleurs de ses enfants dérogent à la carte scolaire. Il arrive parfois à son élu rad soc d’être admis au château Carnot par son député maire et conseiller général. De retour dans sa campagne l’échevin des pouilleux en cause longuement le soir au coin du feu, entre son âne et son bœuf.   

Alors survient le déclin de la ville-parc que deux édiles successifs aussi étroits qu’obtus provoquent et mettent sur la paille, se disputant la reconstruction d’une patinoire. Sans être ruinée la ville sort exsangue des mandats de M l’Ex et du sinistre cosmique. Elle est surtout ridiculisée aux yeux des voisins pas peu fiers de lui rabattre son caquet. Montesson en profite et rafle le canton.

Sa déchéance, le Vésinet la subira sous la férule du Caduc, nouveau riche de la manne des promoteurs, il lui infligera toutes sortes de mortification. Ainsi la haute main sur les détritus et autres ordures ménagères est dévolue à son maire dit le "p’tit Robert" - tout enflé d’être par tirage au sort nommé  premier vice président de sa communauté de communes. Titre dont il macule ses correspondances, omettant de préciser le domaine de compétence qu’aucun maire du Vésinet ne se devait d'accepter.

Rien ne peut refréner le Caduc quand il s’agit de rabaisser son co-maire vésigondin, et vassal au canton. Il croit détenir l’arme fatale pour humilier le vaniteux successeur de l’Ex en dénichant dans la liste d’un opposant – un certain M. Jo - une falote candidate remplaçante pour les cantonales de 2011. Le "p’tit Robert" outragé lui voue tous les chiens de sa chienne. Mais las pour le Caduc la fonctionnaire aux impôts, bru connue pour son pseudo, plus qu'inconsistante est à l'évidence inéligible. Le tribunal administratif saisi par un concurrent aura des mots féroces pour fustiger la magouille et condamne l'élu - toute honte bue - à se représenter.  

Dès lors la guerre est ouverte. Tout est motif à échanges de horions. Abusant de sa complicité avec le président de la CCBS au bord de la retraite, le Caduc garde l’argent qui aurait du être restitué au Vésinet. Sa vice présidence au Département lui permet de faire financer moult opérations à Montesson et aucune dans l’autre ville du canton, hormis le remplacement de quelques tuiles sur le toit du collège.

Il poussera le bouchon jusqu’à poursuivre devant les tribunaux la ville du Vésinet, usant des fonds communautaires pour financer les actions contre son maire ! Et plutôt trois fois qu’une !

Le déni de justice sera dénoncé par tous les témoins des procès. Les décisions sont connues avant que les parties aient pu exposer les faits. Les demandes de renvoi sont rejetées ne donnant que quelques heures au Vésinet pour préparer ses arguments, son avocat ne pouvant se libérer. Le Caduc fait déplacer un sous préfet pour contester le bien fondé du détournement d’une ligne de bus sur quelques centaines de mètres. On le croyait au service du canton, ce n’est qu’un édile aigri aux ordres de la petite clientèle de son Clochemerle. Une seule ambition : nuire au Vésinet, ce qu’il manque réussir en noyautant grossièrement son conseil municipal.

Ainsi l’éphémaire élu en janvier 2012 par l’intercession des ses agents va s’opposer à la restitution des sommes détournées, accepter la circulation des bus polluants dans les petites rues du Vésinet, endosser le PLU de Montesson qui prévoit la surdensification de la partie sud de sa commune ( terres blanches 2) avec la pollution conséquente de la voirie vésigondine.

Une telle balourdise de la part de son homme et de sa femme de paille provoque la chute de l’éphémaire et l’expulsion des agents doubles. Depuis lors le Caduc est personna non grata au Vésinet. 

Le terme de sa mission de "cantonier" libère le Vésinet de la sujétion montessonnaise. Une chance pour M No de reprendre le leadership abandonné à des péquenots. Qui va festoyer à Montesson, qui connaît son théâtre, son cinéma, sa MJC ? Son influence s’étend sur quelques arpents de terre arable qui font vivre grassement une poignée de maraîchers. Ayant interdit l’accès à l’A14 par réflexe malthusien Montesson ne sera jamais la capitale de la Boucle qu’elle pouvait être. La faute à un Caduc borné. 

Finie la Boucle avec l’extension à l’Ouest de la communauté d’agglo, mort le canton avec le nouveau découpage au sud, l’ex cantonier pourra toujours décompter les autos qui  défilent sur l’A14 à quelques mètres des fenêtres de son bureau.

Son heure est passée. Le Vésinet est libéré ...


4 commentaires:

  1. Bel est un poison pour Le Vésinet, mais qu'est-ce qu'il défend bien sa commune!
    Le refus de l'accès de l'A14 comme celui de bétonner les dernières terres maraîchères de la région lui font honneur.
    On le déteste pour ce qu'il nous fait subir, mais on aimerait avoir un maire comme lui au Vésinet!

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  2. eh oui ! Le Vésinet a pour maire l'ami de Phénix , Grouchko et non l'ennemi de Phénix Bel .
    Un Bel , " pas beau , jamais content " d'après les billets de Phénix . Le " Papy Bel, le Caduc etc..., qui a refusé il y a quelques années d'accéder au désir de "quelques" Vésigondins, de transformer sa plaine en un terrain de golf ! Je me demande bien pour qui , un terrain de golf ?. Je me pose la question , si le sauna prévu pour le club- house, na pas été installé au stade des Merlettes ? ( réf:le courrier des yvelines de ce jour, 18 mars )
    Celui que Phénix fait passer pour "un chameau " est sobre !
    Enfin dès le début avril , tout va baigner au vésinet ;MONTESSON- LE VESINET LA FIN D'UNE SUJETION . Merci Phénix pour l'annonce de la future "vie en rose" au Vésinet. Que votre amitié avec "Mr No " reste toujours aussi solide , pour vous deux .

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    1. Avec la complicité de deux perruches baby et mamy Bel, le cantonier s'est bien foutu de Varèse d'abord et des vésigondins ensuite. Il a régulièrement insulté Jonneman et a empêché la résolution du casse tête du parking du stade des Merlettes. Il a envoyé sa fidèle groupie à la mairie du Vésinet comme première adjointe sans lui demander de démissionner. Phénix a raison de proclamer cet individu ennemi public n° 1 du Vésinet.

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  3. "Ça c'est ben vrai" , "le cantonier a régulièrement insulté Jonnemann," alors que Phénix, lui a traité "Mr Jo "avec beaucoup d'égards dans ses billets .
    précisons que Jonnemann et Mr Jo ne font qu'un .
    "Vésigondin,"dites nous , c'est quoi "la résolution du casse tête du parking du stade des Merlettes "?Je pense avoir trouvé une solution : Exproprier des maisons côté Montesson, pour faire des parkings réservés au stade ? Bonne solution lorsque l'on manque de place !

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