16 avril 2015

De virus illustribus

A l’heure où l’éponyme titulaire du maroquin de l’éducation publique s’arroge le droit d’éradiquer le latin du cursus de nos têtes blondes et brunes osons ce pastiche pour désigner les maux qui guettent le gouvernement de la ville.

Le premier des dangers qui menaçait le nouveau pouvoir semble être à jamais dissipé. Chacun sait qu’une rechute est plus redoutable qu’une première atteinte. M No peut être rassuré, le fléau d’un retour de Jo n’est plus d’actualité. Celles qui ont tenté cet hiver de le remettre en selle après l’extinction de sa peine en ont été pour leurs frais. Jo n’est pas un Phénix, il ne renaîtra pas de ses cendres. C’est dommage. Le Vésinet est privé d’un combat homérique : le face à face des frères ennemis, Jo contre No, où pour connaître les impétrants, le succès du premier cité se serait joué à 10 contre 1.

Tout baigne donc, semblent considérer les récemment convertis aux bienfaits du Noïsme. C’est qu’ils et elles ont la mémoire courte qui en décembre 2013 s’étaient quasi ligués pour faire obstacle à la candidature de No, avant de s'éloigner d’un pleurnicheur devenu bien encombrant.

Tout baignerait donc à les entendre, et les grimaces des uns, les déceptions des autres, les frustrations du petit personnel, l’amertume du middle management seraient l’évidence que les choses bougent dans le bon sens. On n’apprend jamais que des ses propres erreurs et les échecs cuisants de prédécesseurs nécessairement médiocres n’ont pas lieu d’interpeller !

Un simple praticien tant soit peu attentif aux symptômes s’interrogerait : l’illustre virus n’est-il pas en cours d’incubation, ne produit-il pas déjà ses premiers effets ? L’exemple du traitement de la L19 par M No achèvera de convaincre ceux qui douteraient de la pertinence de cette analyse.

Cette conviction d’incarner l’intérêt général, cette assurance de détenir la bonne solution, cette indifférence aux propositions des oppositions et cerise sur le gâteau la réticence à discuter des options avant que les choix ne soient arrêtés en contrepoint de tous les engagements pris sur les tréteaux rappellent fâcheusement une ère sinistre et calamiteuse pour les vésigondins.

Aucun des successeurs du père à Jo n’a échappé à la malédiction qui frappe le château. Aucun de ses successeurs n’a choisi le moment de son départ, pas plus l’Ex poussé dehors, que Varèse ou Bastard, sans parler de monsieur le fils.

Et tous pour la même raison : coupure avec le monde réel, enfermement du cénacle dans la logique des « self fullfilling prophecies ». Personne n’a mieux que l’Oracle de la prescience, Varèze, le Cosmique auto proclamé, incarné cette dérive. …

La varésite, l’illustre virus qui frappe les maires successifs du Vésinet, ne laisse aucune chance.



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