8 juin 2015

Croissy, le bébé et l'eau du bain


Croissy : espace vert au pied du château Chanorier (8/06)
Rien de plus raisonnable que de faire des économies d’échelle, de plus logique que de partager des moyens entre municipalités si elles fonctionnent en bonne harmonie. Ce nécessaire pré requis n’est pas suffisant pour réussir. La convention d’entente passée avec Croissy pour la gestion commune des espaces verts est ainsi, pour beaucoup, promise au fiasco.

Une analogie rend compte de l'erreur originelle. Dans la physique de tous les jours si à un litre d'eau à 20° on ajoute deux litres à 40 on obtient 3 litres, mais pas à 60° !  A un peu plus de 30. Les volumes s’additionnent, pas les températures comme chacun le vérifie en inventant l'eau tiède de son bain ...

La fusion des espaces verts des deux communes, c’est identique. Les surfaces à traiter s’additionnent, mais la qualité du résultat est tirée vers le bas. Croissy en est à l'âge du foin. Ci dessus la pelouse devant le château Chanorier. Comme le décrit un expert, « cette ville traite ses espaces verts, ses berges de seine  comme une société d’autoroute les talus et bas cotés des chaussées. A la va vite. Les croissillons sont loin du cousu main vésigondin », conclut-il.

La convention a été passée sans faire d’état des lieux préalable. Ni d’audit des ressources affectées par chacune des villes à cet effort. La qualification des agents pour prendre un exemple diffère sensiblement d’une équipe à l’autre. La très récente découverte du gap entre les deux services municipaux a plongé dans la sidération ceux qui ont hérité du bébé. Même s’ils refusent encore de le jeter avec l’eau du bain.

Leur jugement est net, le Vésinet n'a qualitativement rien à gagner à cette fusion. Quant au quantitatif c'est à dire aux pépettes, c’est pire encore. Un chiffre parmi d’autres situe le problème : potentiel d’économie au Vésinet du poste « marché de tonte des pelouses » : 3.000€,  à Croissy : 20.000€, le reste est à l’avenant.

Vésinet : pelouse du château Carnot

En ne présentant pas à son Conseil l'étude initiale dont sont extraits ces chiffres M. No nourrit à première vue la critique d'opacité et donne du grain à moudre aux détracteurs du rapprochement : « il s’est fait rouler dans la farine par son collègue », persifle t-on ici ou là. 

C’est mal connaître M. No. Qui a fixé une période probatoire de 6 mois pour tirer les conclusions de cet essai. En ne donnant que 6 mois tout est fait pour qu’au terme de ce test il se conclue que le rapprochement : ça ne marche pas ! Si la cogestion échoue dans les espaces verts, qui peut croire qu’il y ait des domaines où elle fonctionnerait.

Ce sera la fin de la tentative d'anschluss croissillon, imposé à No par son vésinophage de voisin !   Au Vésinet la politique n’est pas faite pas des buses.

Mais qui en doutait ?



12 commentaires:

  1. C'est l'incompétence au pouvoir?

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    1. Ce n'est même plus de l incompétence à ce niveau là malheureusement..... Qu'en pense le personnel???? A t'il le droit de parler au moins???

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  2. Non le personnel est viré ou déplacé. Une ambiance terrible.

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    1. Viré et remplacé par des "amis"
      C'est inadmissible !!!!
      L'ambiance doit être terrible...

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  3. La grouch cosy aime l'herbe tendre.

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  4. Dans un panier de crabes, c'est toujours assez difficile de dire lequel va bouffer l'autre; les croisillons comme les catoviens nourrissent depuis 150 ans un complexe vis à vis de leur bourgeoise voisine. Pour eux c'est du pain béni depuis 10 ans. alors tant qu'on peut, on en profite

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  5. LES CRABES : Je crus t 'assez , que les crabes marchent sur le côté en regardant donc par le côté de la lorgnette , par le petit bout de cette lorgnette ! Pas étonnant qu'ils soient toujours à côté de la plaque ! !
    LES BOURGEOIS : Connaissez-vous la chanson de Jacques Brel, " Les bourgeois , c'est comme les cochons .....................".. Apparemment c'est une espèce qui vieillit très vite et pas toujours très bien (bridgeurs ou non bridgeurs)

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  6. Le complexe de SUPÉRIORITÉ, ce sont sont des Vésigondins , pas les Vésigondins qui s'en nourrissent . I Certains oublient qu'ils ont été Catoviens avant de devenir Vésigondins ! Le fait d'habiter le Vésinet rend t'-il plus intelligent(e) . La simplicité est il une tare qui rime pas avec connerie ?

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  7. clarté: après avoir été sous la coupe de Montesson, les vesigondins sont sous la coupe de Chatou et de plus l'équipe de la mairie les vendent à Croissy.

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  8. Ce blog devrait être subventionné par la sécurité sociale.
    Il permet à des anonymes de se défouler gratuitement, en déversant des attaques violentes et souvent injurieuses, en général sans la moindre justification (à part les politiques ou les dirigeants de façon générale, sont tous pourris, sans d'ailleurs être capable de le justifier non plus). La lecture de beaucoup de ces commentaires est juste affligeante.
    Heureusement que l'auteur des articles a un certain talent littéraire qui nous invite à revenir.

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  9. Après trois jours de rumination sur ce post je peux dire:
    Raymond Devos a dit:
    un jardinier qui sabote une pelouse est un assassin en herbe

    Jacques Stenberg a dit:
    il y a deux sortes de ruminants:
    les bovidés qui ruminent de l'herbe et les humains qui ruminent du verbe.

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  10. à anonyme du 11 juin 12h20 : s'il a du courage il ne devrait pas lui être anonyme.

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