30 août 2015

Le prix du silence

Pour ne pas s’être souvenu que le silence est d’or et avoir voulu lui donner un prix deux journalistes voient leur honneur jeté aux chiens. Vendre son silence est-ce impardonnable ?

L’hallali a sonné pour les deux curieux des mœurs du grand démocrate et monarque marocain. La meute de leurs confrères se livrent à une indécente curée, eux qui au grand jamais n’ont tiré profit de taire leurs informations. 


Hier la fille cachée de Mitterrand, puis sa maladie, avant-hier le calvaire de Pompidou pour ne prendre que deux exemples où la gente journaliste s’est appliquée une omerta au seul motif de pouvoir continuer à gagner sa croûte. Tous les journalistes qui couvrent les turpitudes avérées de nos élus savent pertinemment qu’ils encourraient la disgrâce s’ils venaient à publier ce qui circule sous le manteau. 

Le revenu faramineux du président de l'assemblée nationale, grand cumulard devant l’Éternel et futur (?) président de région Ile de France, bien que formellement établi à plus de 30.000€ mensuel, est tu par par les journaleux de tous bords? Pourquoi : aurait-il acheté leur silence ?

Quelle différence avec le cas des deux naïfs qui tombèrent dans le piège chérifien. Est-ce le rôle de la « justice » de se mettre au service d’un régime brutal en frappant ceux qui ont tenté d’en faire connaître les méfaits.

C’est le choix – peu glorieux certes – des auteurs de ce supposé brulot de vendre l’exclusivité de leurs informations à un tiers, fut-il leur cible, au risque qu’elles ne soient jamais divulguées.

En tous cas rien dans cette affaire ne justifie l'excès d'indignité et le torrent de boue qui déferle sur les deux compères de la part de leurs confrères.



1 commentaire:

  1. Les journalopes sont payées pour ne rien dire, on le savait déjà...

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