20 novembre 2015

Coup de mou sur le château

« Maintenant tout baigne, tous les clignotants sont au vert » assène contre toute évidence, une éminence du château, admettant incidemment la passe difficile que l’équipage du capitaine No a du traverser. Le successeur de Jo est parti de l’idée simple que pour stabiliser la pression fiscale – malgré la baisse des dotations - il fallait mettre l’organisation interne d’équerre au plus tôt.

Jusque là tout le monde adhère.

Ce qui fut fait sans état d’âme, mais non sans zèle. Vite des têtes tombèrent, d’autres surnuméraires avaient anticipé et s’étaient recasées avant la chute du couperet.

Le message avait du sens : faire autant, voire plus avec moins. Cet objectif ambitieux n’était pas hors de portée sous réserve d’obtenir une double adhésion. Celle des agents, celle des élus chargés de conduire ces changements.
 
Piètrement exécuté par un quarteron de zélotes au menton de petits chefs cette phase se solde par un semi échec. M No a été rattrapé par ses vieux démons. Ce n’est pas parce que le cap est fixé qu’il est déjà atteint. D’autant que s’il est fixé sans participation, sans consensus le changement ne récolte qu'une approbation factice, connu sous le nom de lip service.

Les résultats tardant la tentation est grande pour les petits chefs d’accentuer la pression. Pression contre productive puisque le château Carnot comme toute administration subit la loi de Parkinson.

Loi qui dispose qu’au sein d’une fonction administrative tout travail augmente jusqu’à occuper entièrement le temps disponible. En d’autres termes un fonctionnaire peut toujours justifier qu’il est occupé à plein temps quelque soit son niveau d’activité. C’est le plafond de verre de la fonction publique. Ainsi à fixer de façon technocratique des rabotages identiques de budget au nom d’une soi disant équité on nourrit l’arbitraire. La wébérisation guette avec ses effets délétères.

Pour déceler les vrais gisements de productivité derrière des écrans de fumée Il faut être aguerri, pas vraiment le propre d’un BTS. Confrontés à la grogne remontant du terrain des élus se sentent piégés, incapables de mettre en musique le rythme imposé par le haut, ni d'obtenir l'inflexion des objectifs.  D’où le coup de mou qui plombe le château.

No paie le choix initial d'un équipage de bric et de broc. Engagé dans la passe il ne peut plus tergiverser. Si réduire le train de vie hérité du « Cosmique » est indispensable l’effort peut être modulé. No doit donner du mou, lâcher du lest. Mais surtout l’alpha et l’oméga de sa politique ne peut se limiter à une vision comptable d’alumni étriqués (pour causer comme au château) de l’école Pigier.  

No doit offrir des perspectives de modernisation de la nef municipale – en grand défaut aujourd’hui, et un projet pour le Vésinet, même avec deux ans de retard !

Bon vent M. No.

4 commentaires:

  1. coup de mou, oui bien sûr. le BTS commence à avoir des palpitations et certains élus également.....

    la pression est bien là, la chasse aux sorcières aussi

    qu'en est-il des finances de la Ville en cette fin d'année ? pourquoi les comptes ont-il été bloqués ? pour masquer une erreur de jugement quant au montant nécessaire pour finir l'année sur certaines lignes budgétaires ?
    le salaire des fonctionnaires pourra-t-il être versé fin décembre ?
    qu'essayent-ils de cacher à tout prix ?
    les fins de contrats sans arrière pensée ne font que commencer. Comment la Ville pourra-t-elle être entretenue ? par le privé ? mais à quel prix ?
    baisse du budget de la masse salariale, oui, mais augmentation du budget de fonctionnement ? M No a-t-il informé ses administrés à ce sujet ?
    et pour quel montant ? M No seul le sait ?

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  2. Beaucoup plus fort qu'aucune tribune dans la revue municipale ce papier résume le dilemme létal auquel No est de son fait confronté.

    Continuer à ne rien faire avec une équipe de semi éclopés qui désespère les plus indulgents ou ouvrir sa majorité à des pointures de l'opposition en suscitant la fronde des éliminés et en risquant une expulsion à la Bastard.

    Observant son penchant pour l'attentisme, il est à craindre que ce mandat soit encore un mandat perdu pour le Vésinet.


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  3. Le problème de No c'est aussi, garder le pouvoir et ne mettre que des p'tits bras autour de lui ou avoir des adjoints et un staff à la hauteur. (avec le risque de se faire doubler)
    Peu de maires-adjoints ont l'étoffe qu'il conviendrait d'avoir.

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  4. Pourquoi la majorité du Conseil Municipal a t'elle voulu être élue, pour obtenir le titre de Maire- Adjoint, pour satisfaire leur ego, pour faire
    Plaisir à maman en ce qui concerne le Maire. . . Ce n'est pas sérieux ! Le personnel a perdu toute motivation et ne supporte plus le mépris
    Et l'incompétence des élus ou autre faux DG et fausse Chef du conservatoire, du commerce, de la com'..
    En un mot, pauvre Vésinet

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