16 décembre 2015

Le Vésinet : vers le déclassement ?

En finir avec le splendide isolement du Vésinet dans le concert des communes de la boucle de la seine, tel serait le sens de la mutation que No a engagée discrètement. « L’exception » vésigondine est un concept flou dont, pragmatique, il aurait jugé le coût exorbitant.

La question implicite que No semble avoir tranché sans en débattre est celle de la place du Vésinet dans le concert des institutions communautaires, départementales et régionales.

On ne lui contestera pas ici le droit d’entamer une révolution copernicienne. No n’a certes pas oublié que pour avoir employé une méthode subreptice pour arrimer le Vésinet à Montesson Bitoussi et ses deux groupies ont été expulsés du Château.

Amorcée dans l’indifférence la banalisation conduite par No consiste à faire de l’ex noyau dur de la CCBS, de la ville épargnée par la loi Alur un simple électron communautaire anonyme et discret. On est loin des ambitions du père à Jo, même de celles ajustées aux dimensions de monsieur le fils.

La particularité vésigondine que la commémoration - on ne pouvait plus modeste – a daté à quelques 140 ans, est née de la volonté d’hommes d’exception : Pallu, Choulot, entre autres, et s’est transmise jusqu’à No. Elle est autant le fruit du hasard que de la nécessité de donner un cadre impérial aux projets de Morny le génial inventeur du lotissement, le prestigieux précurseur de …  Kaufman & Broad.

Après un dernier quart de siècle de gestion calamiteuse faite de morgue et d’arrogance les maires du Vésinet sont détestés, honnis quand ils ne sont pas la risée de leurs voisins. Jo tente de restaurer l’image du bourgmestre auprès de ses pairs, mais sa sortie chaotique suscitera la commisération et ruinera sa prétention.

Tout est à refaire quand surgit No ! Va-t-il hisser haut les couleurs et tenir tête aux voisins envieux qui ont déjà ravalé le Vésinet au rang d’une commune lambda de 16.000 habitants, le banaliser, ou sanctuarisera-t-il sa ville pour en faire l’icône qui résiste à la vague communautariste ? Va-t-il leur rentrer dans le lard comme de Bourrousse le fulminant carillon, ou rentrer dans le rang, faisant de Fournier l’inodore catovien son mentor ?

Las ! Comme sur d’autres sujets – MJC (on en reparlera), ou ACAL - il aurait décidé en creux, avant d’avoir pu appréhender la complexité des enjeux. A sa décharge la pression est forte quand les finances sont chiches, quand les échéanciers des créanciers n’ont rien de rendez vous galants. On y cause gros sous, autant dire pression fiscale. Être en bonne intelligence avec les bailleurs permet certes de négocier un terme. Mais quel « court termisme » !

Le brocard n’a rien d’un briscard. Le jeune animal politique manquerait-il encore de métier comme l’ont flairé les goupils qui convoitent son potentiel fiscal, à l’instar du tricard montessonnais jamais inquiété malgré ses carambouilles ?

Courtiser les Pécresse, Bédier, Myard et autres renards évoque Ésope et sa fable. Mais No n’est pas dupe de ces gens qui ne connaissent que le rapport de force et sont sans pitié pour les empressés. No est trop bien conseillé ; il a une stratégie en tête qui rend caduques toutes les supputations soulevées dans ce billet relatives à la banalisation du Vésinet qu’il semble conduire à marche forcée. Il a un agenda caché !

La preuve : les prétendus défenseurs de son exception, les farouches ennemis de son déclassement, les Ex, les Jo fils et frère ne mouftent pas.

A moins qu’en coulisses …

cliché société d'histoire, villa J. Baker

 

3 commentaires:

  1. Ainsi NO serait "un cervidé" !? De " chevillard " avant le départ de JO , il serait devenu " brocard". En ce mois de décembre il "porte ses bois" ce que d'autres appellent son "trophée"!
    La comparaison par Phénix de No en "brocard" est amusante puisque sur son crâne, No ne porte ni poils, ni "velours", ni encore de "trophée"! La longévité de l'animal étant d'environ 15 années , Il a du temps à passer dans le parc du Château Carnot! Phénix veillera à ce qu'il n'en soit pas chassé

    RépondreSupprimer
  2. Phénix , à quand le déboulonnage du grand cervidé du rond point royal pour l'installer au Ibis ?

    RépondreSupprimer
  3. Il pourrait faire don de quelques petits millions à sa commune d'hébergement... comme il ne doit pas payer d'impôts, cela compenserait!!!

    RépondreSupprimer