9 septembre 2016

Heureux comme un conseiller municipal au Vésinet

Le bonheur est dans le pré, mais pas seulement quand on est au Vésinet conseiller appartenant à la majorité municipale. Ce fut vrai de tout temps, mandats ponctués par de cruelles débandades, comme celle qui jalonna la fin de règne de monsieur l’Ex. Les mandats se suivent et les conseillers, et plus encore les adjoints, goutent béatement aux joies de l’asservissement.

Godillots, ici décriés au temps du sinistre cosmique, qui attendirent 6 ans et le moribondage de leur mentor pour mettre fin à la tyrannie de son cerbère, avant de découvrir comme le clama Renégat 1er au jour de son élection : « J'ai trouvé le Vésinet à feu et à sang » sic. 

Courte parenthèse sous monsieur le fils, le mandat est trop court, l’euphorie trop prégnante pour que la veulerie s’installe et la flagornerie émascule les esprits. Quand l’improbable sortie de route se produit l’instinct de survie balaie les premières velléités d’émancipation. Avec la bénédiction de Jo No reconduit même les comploteurs tout heureux du succès de leur méfait.

Il faudra son installation au bureau de monsieur le fils et sa reprise en main des serfs pour mesurer l’effacement de ses équipiers. Taiseux, endormis ou soumis c’est au choix. L’ex reine maire, égarée en Noosphère, aura seule une réplique condescendante à l’adresse de monsieur le maire. Les autres filent doux même si en aparté ils se répandent en calomnies.

L’exercice est aussi facile que futile : débiner le chef en privé et prétendre l’influencer en feignant d’être servile. Il faut pouvoir se mirer dans la glace quand on se rase le matin. L’argument éculé ne convainc que plus soumis.

Le relativisme sceptique n’a pas cours chez les conseillers qui découvrent les vertus de la soumission. Drogue douce qui ne souffre aucune antidote. Puisque le courtisan à son tour asservit plus faible que lui. Et goutte à l’ambiguïté de la relation dominant – dominé. La gestion du château en offre un double exemple criant.

La pratique de la servitude volontaire n’est pas spécifique aux conseillers municipaux, elle est vieille comme le monde*. C’est juste qu’au Vésinet on est atterré de constater qu’autant de gens pas nés serfs sont susceptibles de délaisser leur liberté !

Jusqu’au jour inévitable (cf précédents mandats) où le soumis secoue le joug. Exit le tyranneau … jusqu’au suivant !


* CF La Boétie, le Contr'Un.

2.000ème billet. 


4 commentaires:

  1. finalement NO tient mieux ses troupes que François Hollande

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  2. pas de quoi être fier d’être pris our un beni-oui-oui.Comment peuvent-ils accepter d’être traité ainsi?

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  3. Le jour où les Conseillers ou les Adjoints oseront parler ouvertement du Maire sans le faire dans son dos comme certains et certaines le font déjà, ce ne sera que quand le vent tournera en leur défaveur aux prochaines élections municipales. Rien à attendre d'eux avant, ce ne sont que de tristes marionnettes. Aucun caractère, aucune personnalité, un bon plat de nouilles.

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  4. Qu'ils soient en admiration devant leur gourou c'est leur problème et peu importe car cette "secte" finira par sauter en 2019 mais qu'ils soient sourds et muets comme des carpes pour tout et rien c'est affligeant. S'il y en a un qui doit bien pouffer de rire tous les jours dans sa cape c'est leur chef et on comprend mieux pourquoi il ne vire personne. Quant on a une troupe pareille on ne risque ni rébellion ni rien d'autre. Pas bête la guêpe !

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