19 février 2017

Éloge d’un faux bide

Le blog bat sa coulpe, cela n’a rien d’un bide : c’est un succès, une réussite à porter à l’actif du régisseur du Château. A l’insu du commun des spectateurs l’élu s’est nommé gérant de fait du théâtre. Pour qui a côtoyé l’élu, il n’y a pas place au doute, ce n’est pas pour faire de la figuration si le maire monte une SPL, société écran pour la reprise du cinéma et du théâtre.

No s’est emparé de la scène du Vésinet et ceux qui radotent que "tout se passera comme s’il ne s’était rien passé" se fourrent le doigt dans l’œil. No en bon dramaturge s’est donné les moyens de jouer le premier rôle, si ce n’est celui de jeune premier. Bien joué. Chapeau No.

Retour sur une OPA en 5 actes.

Acte 1   Éliminer Léon XIII.  Le tenant de l’épiscopat et de la bienpensance vésigondine poussé à la démission. En refusant d’affronter la mauvaise « foi » du bailleur du château le président de l’ACAL offre dès 2015 la clé du théâtre au successeur de Jo. S’il est difficile de heurter l’ancien président de l’ACAL, ce n’est pas impossible. L’homme a son quant à soi. Il a crânement tiré la conclusion de la coupure brutale de la subvention à son théâtre.

Acte 2   Nommer un faire valoir. Opération délicate. Puisque Dominique l’exquis homme de théâtre exigeait publiquement le rétablissement de la subvention. Alors No n’a pas hésité à instrumentaliser le plan B, pour MJC !  Piqué au vif l’homme des « Bouffes », assuré du rétablissement de la subvention, s’est prêté naïvement au jeu de No. Dominique découvrira bien vite qu’on l’avait … niqué ! 

Acte 3   Théâtraliser une crise menaçant la survie de l‘institution. L’écervelée à la culture prête son nom à une opération de désinformation digne du KGB. On invente de toute pièce les rigueurs de la loi Sapin 2 à peine votée. No s’affiche vêtu de lin blanc, le petit doigt sur la couture du pantalon. Plus légaliste que moi … A se tordre de rire … Mais la nécessité d’éliminer l’ACAL fait loi.

Acte 4   L’ACAL se fait harakiri. Fustigé pour n’avoir pas anticipé le renouvellement de sa convention et avoir mis l’institution Théâtre Jonemann en péril, Dominique appelle au secours les sauveurs du Château. Lors d'un lunaire conseil d’administration, en présence de No, l’Acal vote son extinction … à l’unanimité !

Acte 5   No, le héro, a sauvé l’institution. Il sort d’une pochette surprise à 100.000€ un projet de SPL qui garantit la pérennité des opérations. La ville de Chatou assurée d’un méga retour d’ascenseur apporte sa caution. La SPL sera portée sur les fonts baptismaux de la prochaine commission croupion du 23 février. No s’est offert, avec la complicité de monsieur le frère, le théâtre Alain-Jonemann sans bourse délier.

Dans cette brillante opération, un seul vainqueur : le maire à titre perso, qui jouera son propre rôle sur la scène du Vésinet !

Mais il y a les dindons : le numéro un s’appelle Dominique. Appelé à la rescousse il a du saborder le navire, il ne pouvait rien refuser à l'écervelée. Les vrais dindons sont les spectateurs : d’abord parce qu’ils n’ont jamais voté No pour que le maire préside leur théâtre et pour cause … ils auraient refusé.

Surtout parce que tous les proches du dossier connaissent l’effet immédiat de cette révolution, à savoir la hausse du prix des places. Pour absorber les 100.000€ que coute ce changement  (soit 15% du revenu de la billetterie) il faut augmenter d’autant le revenu des spectacles, c'est-à-dire le prix moyen des places.

Au théâtre No est une dramaturgie qui fera surtout rire jaune !



6 commentaires:

  1. Phénix est trop bon ... d'un maire parfaitement inapte à tenir son role il fait un fin stratège. D'une série de réactions à l'emporte pièces sur la problématique du théâtre il fait une opérations calculée et pensée par un grand chef d'orchestre alors qu'en fait No n'est qu'un petit besogneux mal entouré.

    No n'est pas le redoutable Machiavel dont Phénix brosse le portrait dans ce billet.

    No n'est qu'un petit chef brutal qui gère la ville à la petite semaine sur des coups de tête et Phénix un redoutable désinformateur qui en fait la promotion comme un brave faire valoir.

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    1. Ce commentaire explique bien qui est à la tête de notre mairie : Machiavel grace à son entourage et surtout un petit chef qui n'a pas d'autorité mais pense en avoir en faisant de l'autoritarisme et en faisant le petit chef ( cf Willemin)....Ce n'est pas la même chose.
      Mauvais stratège ça c'est sur.
      Dans quoi nous emmène t il?

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  2. 100 keu , à titre personnel j'espère !

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  3. Phenix, pouvez vous expliquer ce qu'est une SPL aux lecteurs de ce blog pour que tout le monde puisse bien comprendre à quelle sauce No va les manger?

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  4. Qu'est ce qui coute 100 000 € concrètement ?

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  5. " Concrètement " Au Vésinet c'est le Cas B G qui s'occupe de tout. Vous n'avez pas à savoir "ce qui coûte 100 000€"? Ce Grand Homme-d'affaires... s est le Père- Maire du Petit Peuple du Vésinet : ou de 36% des votants , pas des inscrits. Quant à vous, contentez-vous de payer (sans être considéré ) .
    On, No ne vous demande qu'une chose, de participer au montant des chèques en blancs que les élus de sa majorité votent.
    Au Vésinet ville d'exception , même la démocratie fait partie des exceptions !

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