5 janvier 2010

Caroline et Raphaëlle

Il n’aura échappé à personne que le bien nommé "p’tit Robert" s’emploie à ressusciter les salons littéraires.

Sa
Suffisance souffrirait-elle d’une absence de thuriféraire talentueux, de panégyriste inspiré et de plumes dévouées à pontifier les faits et gestes de son Éminence ? Tout porte à le croire depuis que sa plume favorite a délaissé sa cour pour celle plus enjouée et mieux fréquentée du marquis de la Noé. On peut aimer la voile et la vapeur, la jaquette et la queue de pie, surtout si l’on se pique de littérature. Est-on un Gide pour autant ?

Le "
p’tit Robert", en ce cérémonial des vœux, se l'est joué très Mitterrand, invitant à le rejoindre sur scène* tout ce que le Vésinet compte de plumes d’oie. L’image calamiteuse du rustre menaçant le Théâtre d’un baisser de rideau lui collait à la peau. Et il avait fallu toute la finesse de son régisseur pour le maintenir en apnée. Ses conseillers lui susurrèrent de jouer au mécène : être gens de lettres n’interdit pas de savoir compter.

Les enveloppes discrètement glissées, le "
p’tit Robert" buvait du petit lait, bafouillant un compliment à chaque nominé. Aucune femme de lettres n’eut été honorée – Raphaëlle s’étant éclipsée - si un ouvrage ne nous avait révélé Caroline, l’inoubliable muse de Musset. Un écrivain parmi tant de scribouilleurs, Jacques Jaubert ne méritait pas cet outrage.

Un aréopage hétéroclite composé à la hâte doit créer l’illusion d’une communion avec les arts, effacer le souvenir du butor hermétique aux bonnes manières, durement ancré dans la mémoire collective.

Fallait-il se prêter à cette mascarade ?

Donne-t-on son âme au diable pour quelques strapontins ? Une question que ne se sont pas posés des proches de monsieur l’Ex.


* On évitera quelques procès en ne publiant aucune photo compromettante



5 commentaires:

  1. On ne m'a pas invité. Je n'aurais pourtant prononcé que quatre mots.

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  2. Phénix anesthésié qui divague dans les salons comme une ame en peine,les oppositions 'grogies' par le culot de l'homme encadré par deux drapeaux,remettant des enveloppes (qu'y avait-il à l'intérieur? nos sous?) à une gérontocratie choisie ( ils les a tous rencontrés dans une vie antérieure ?)une majorité de godillots admirative et soumise ,un parterre acquis à la cause pour l'applaudir,bravo Robert tu peux désormais "massacrer" Le Vésinet à ta guise .La route est libre.Vas y , fonce: finie les rustines , on casse.

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  3. RoRo 1er, roi de la météo !

    Pas besoin de déneiger, il va reneiger ! C'est ce qu'on affirmait le 19 décembre boulevard Carnot.

    Il avait raison, la météo le confirme, il va bientôt reneiger. Aujourd'hui ? demain ? nous on ne sait pas, mais lui il le savait 3 semaines à l'avance ! Bravo Roro !

    Bien entendu comme il neigera probablement en février, pas besoin de déneiger la place du marché en janvier. Alors préparez-vous pour le marché de samedi. Sortez les patins, les moonboots éventuellement les pelles pour aider les commerçants qui supportent de moins en moins tout ce bazar. Bonnes glissades !

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  4. Pour une fois Phénix, je trouve ce texte "Aporétique et soporifique".

    Les sous-entendus vaporeux sont peu intéressants.
    Cordialement.

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