11 janvier 2010

Le résistant : l'Ohm de l’année


Quand le temps est aux vœux, aux bilans flatteurs, à l’auto complaisance, quand tout se passe comme si rien ne s’était passé, il convient de s’interroger sur l’efficacité des résistants, de ceux qui ont mis un point d’honneur à dénoncer médiocrité, clientélisme, affairisme et gabegie, plaies qui se sont abattues loin de l’Égypte, sur un village de la boucle.

A situation unique a répondu une rare mobilisation, débordant le cadre de l’opposition traditionnelle à des choix politiques discutables. C’est contre la prétention à faire marcher au pas de l’oie (blanche ou grise) les administrés que les contestataires ont fait barrage. Le zélateur de sa hiérarchie s’étant révélé l'infatigable porte drapeau de son égo, quand il n'était pas aussi l'agent d'un clan, l'apôtre d'une secte.

Pour susciter l’entrée en résistance d’une frange non négligeable de la population encore fallait-il que la réalité dépasse la soit disant fiction dénoncée par un blog libertaire. Encore fallait-il que l’autocratisme d’un aigri revanchard, fait petit maréchal me voilà par la mauvaise fée des urnes, ait été perçu par toutes les strates de la population. Comme ce fut le cas.

Il est plus simple de se résigner et d’attendre l’improbable cygne noir qui mettra un terme au cynisme d’un pouvoir personnel axé sur tel est mon bon plaisir, que d’affronter l’opprobre des sicaires et hommes de paille, jeté sur ceux qui lèvent encore la tête.

Ont-ils pour autant, ces résistants, infléchi le cours des choses ? Ont-ils obtenu mieux qu’un vain succès d’estime auprès d’une majorité réticente à témoigner ostensiblement de la répulsion que lui inspirent l’Imposteur et sa troupe ?

Non doit se réjouir le locataire usurpateur. "Tout a un prix", s'amuse-t-on en haut lieu. Le racket fiscal procure les moyens d’acheter conversions des récalcitrants, indulgences pour les mécontents. Les arroseuses municipales commandées en grand nombre vont bientôt déverser leurs torrents d’€ aux futurs bien pensants.

Faudrait-il se résigner alors que les méfaits du temps sur des constitutions rongées par les ans impriment leurs stigmates sur des visages fripés prématurément ? Il est peu d’exemple où le discrédit d’une gérontocratie n’ait fait le berceau d’une majorité formée des « résistants » à l’équipe sortante.

C’est ce « résistant » inconnu et emblématique que le blog élit l’Ohm de l’année en lui prédisant une éphémère vie d’opposant. Merci de le mettre au courant.




3 commentaires:

  1. Phénix,il y a des résistants partout où l'homme est méprisé,où la liberté d'expression est martyrisée.Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire du monde où le mépris de la démocratie, managé par une minorité, poussé à l'extrème,l'aveuglement du pouvoir qui permet tout ne provoquent tôt ou tard une lame de fond qui balaie le pouvoir en place.C'est une loi universelle à laquelle personne n'échappe.

    J'ai eu la chance de vivre mon enfance dans une région dont le sol était imprégné du sang des maquisards!Cela donne des valeurs qui ne vous quittent jamais.Résister pour la démocratie ,c'est plus qu'un devoir.Pour moi, c'est le testament du Général De Gaulle.

    Ta réflexion ,Phénix doit permettre aux Vésigondins de réfléchir pour agir.

    RépondreSupprimer
  2. Il faut démissionner Varèse.

    RépondreSupprimer
  3. Le pbm avec ce type de personnes (que le pouvoir, fut-il simplement municipal, rend mégalo), c'est qu'ils s'aveuglent eux mêmes et en arrive à se croire persécuter et ne supportent que les courtisants: sincères (qui ?), les faisant semblant (les renégats - transfuges de l'ex, assoifés de la même poire), les naïfs (les nouveaux ?).
    Seuls sur ces derniers la pression peut avoir un effet.
    Encore faudrait pour cela ne pas être toujours dans la négations, le ressentiment (comme trop souvent sur ce blog - bon, OK un blog c'est aussi un peu un défouloir, mais respectons certaines proportions).
    Sans quoi on doone des argument martyrologues à l'ennemi.
    Or si l'on veut un résultat il faut considérer qu'il n'y a pas que des ennemis, mais aussi des gens à faire bouger.
    Tant que le contraire n'a pas été PROUVé, il faut rester un mininum constructif.

    Sans quoi on pourra glauser pour dire que le Vésinet n'a que ce qu'il mérite.
    Non aux ressentiments, oui à la pression constructive.
    Meilleurs à vous tous blogueurs.

    RépondreSupprimer