13 février 2010

MJC : Une affaire mal emmanchée

Comment une opération prévue de longue date, opération que le maire devait porter au crédit de son mandat peut-elle virer au fiasco ? Comment une équipe municipale peut saboter un projet d’intérêt général ?

Retour quelques semaines en arrière. Débarquement sans ménagement du premier adjoint, chaises musicales entre l’urbanisme et l’équipement. Bernard Conte qui avait renâclé à utiliser le forceps pour faire adopter la révision simplifiée du POS est démis de cette responsabilité. Un volatile – dit l’arlésienne -
aucun de ses projets n’ayant abouti - volatile dont l’ignorance en matière de sécurité faisait caqueter tous les poulets de la ville hérite de la délégation à l’urbanisme. La promotion des incompétents est d’un diagnostic courant chez les victimes du syndrome de Peter.

Devant une carte murale l’Oie jubile, contemplant son nouveau territoire. Pointant du bec un terrain municipal à l’angle Bel oie-Dunant elle se fait confirmer par Édith que le terrain disponible peut être bâti sans entorses aux règles de l’urbanisme, ni révision de
POS, ni besoin de PLU. C’est le lieu rêvé pour réimplanter la MJC. Toute excitée elle s’en va cacarder dans le bureau du p’tit Robert. « Dans deux ans tu l’auras ta nouvelle MJC, inaugurée aux couleurs de Robert Varèse! » L’affaire est pliée !

Le Bébert doit dresser un avant-projet. Mme Hubert est chargée d’acquiescer et de convoquer à la mairie le président Burgan quelques jours avant l’AG. Enfin un projet solide de réimplantation : il peut quitter son institution l’esprit léger ; il avalise l’opération.

L’adjointe à la culture officialise de fait cette solution créant la surprise lors de l’AG de la MJC. Il n’y aura eu ni concertation, ni étude d’autres options : place du marché, ancien local de la police…. Le maire est pris en flagrant déni d’information.

La contestation va s’organiser. En interne des voix s’élèvent pour dénoncer la précipitation. D’autres solutions existent, la place du marché qui attend toujours une affectation. L’adjoint aux finances écrit au maire que la ville ne pourra pas supporter le coût de 4 millions d’€. La fronde s’intensifie chez les minoritaires* pas même traités comme quantités négligeables, pas même informés sans parler d’avoir été consultés. L’adjoint à l’équipement, sous les coups de boutoir des opposants, semble faire machine arrière lors de la réunion de sa commission.

Les parents d’élèves de l’école Pallu sont vent debout. Les travaux perturberont le fonctionnement de l’école pendant au moins deux ans. L’accès, le stationnement, l’environnement : rien n’a été étudié.

Le maire est pris de vitesse et ne peut que bafouiller que tout ceci n’est encore qu’une possibilité. C’est vrai, le projet de l’Oie a du plomb dans l’aile, tellement mal emmanché qu’il risque de tourner au fiasco.

Dans ce mandat tout part à vau l’eau.



* Dans de telles circonstances le maire pouvait faire du prochain conseil municipal (jeudi 18 février) une tribune pour permettre à toutes les sensibilités de s'exprimer, hors clivage électoral. Enfin, un maire respectueux de la démocratie. Que nenni ! Varèse met aux voix une délibération pour quémander une subvention et exige les pleins pouvoirs pour ne plus avoir à en référer devant le conseil. C'est écrit noir sur blanc ! C'est une provocation ! Voir ci contre l'ordre du jour.


8 commentaires:

  1. Quel dommmage qu'au Vésinet toutes les bernaches se sédentarisent se sédentarisent !

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  2. Fortius, Altius, ROBERTUS !!!!

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  3. Le syndrome qui se traduit par le fait d'annoncer quelque chose tout en faisant en sorte de ne pouvoir le faire est connu en psychiatrie.
    Chez Pagnol, c'est le fameux arrêtez-moi ou je fais un malheur.
    Au Vésinet nous avons en plus le comique de répétition.
    Mais finalement, n'est-ce pas un moindre mal.
    Ne rien faire n'est-il pas la meilleure solution avec de pareils Branquignols.

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  4. Le maire s'est fait donner lors du premier conseil les plus larges délégations. Il a tous les pouvoirs et peux engager des dépenses sans en référer au conseil.

    Contrairement à de nombreuses communes qui refusent les pouvoirs étendus de la nouvelle loi de décentralisation, le maire du Vésinet profite de la possibilité de ne pas soumettre à la procédure d'appels d'offre les engagements jusqu'à 500.000€.

    Ainsi le Questionnaire a été adjugé pour 30.000€...à un quidam !

    Dans la délibération n° 8 proposée aux conseillers le maire veut encore étendre l'étendue de ses prérogatives et et obtenir les pleins pouvoirs sur les appels d'offre pour les marchés publics.

    Ouvrant la porte à toute les suspicions, à tous les soupçons...

    1.200.000€ de budget pour les bureaux d'études, les pleins pouvoirs pour les appels d'offre...

    à une époque où toutes les communes chassent les gaspi et cherchent à éviter les risques de corruption, le Vésinet s'enfonce dans la pire des dérives du pouvoir personnel et sans contrôle...

    Qui va enfin demander la mise sous tutelle du maire du vésinet ?

    Opposants des listes minoritaires, réveillez vous !

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  5. Surtout conseillers de la majorité réveillez-vous! Vous n'avez pas été élus pour commettre ce dénis de démocratie. En votant cette délibération, vous renonceriez à votre droit de vote en Conseil Municipal. Si vous voulez être utiles une fois dans votre vie au Vésinet votez contre ou démissionnez.

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  6. Et y'en a encore qui critiquent Foy !!

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  7. Pour "quémander" une subvention comme le dit Phénix, il faut que le projet soit verrouillé. Demander une subvention oblige de présenter un dossier complet - c'est à dire un lieu et une ébauche de construction - cela interdit de changer d'emplacement.

    C'est une honte d'imposer ce terrain sans aucune concertation.

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  8. Le dernier qui ait oser se faire voter les pleins pouvoirs s'appelait Philippe Pétain il me semble. Venant d'élus se réclamant du Gaullisme , cette délibération est totalement scandaleuse et incongrue.

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