18 février 2010

Trochu ?


La rhétorique municipale vante et c’est bien naturel les réalisations de l’équipe aux affaires. Rares sont les maires qui s’étendent sur leurs échecs...leurs opposants sont élus pour ça. Dans ce jeu de rôle le maire tient une place à part, il devient, dès sa prise de fonction, le premier de tous ses administrés et abandonne sa casquette partisane pour gérer au mieux de l’intérêt général.

C’est la règle, c’est l’usage et la pratique, sauf au Vésinet. Depuis deux ans le maire agit en conflit ouvert avec la population, avec les employés de la mairie, avec les élus de l’opposition, avec les maires et le président de la communauté d’agglomération. Lâché par ses piliers*, gangréné par le doute son mouvement se disloque sous le contrecoup des échecs successifs. Seules quelques groupies patinées et un quarteron de godillots acéphales vendent encore leur âme pour quelques strapontins, voire quelques fifrelins.

Alors que les dossiers étaient réputés connus de celui qui s’était illustré dans l’opposition par un négationnisme systématique, force fut de constater que rien n’était préparé. Que ce soit l’aménagement de l’espace souterrain dévolu à la patinoire, que soit la ré implantation de la MJC devenue impératif par l’annulation du complexe centre multi activités, le maire a étalé son impréparation et plus grave encore son manque de savoir faire.

La succession de bourdes – discours mal recopié d’un maire communiste le 11 novembre, de bévues – travaux luxueux de décoration de son bureau, l’épisode pitoyable au cours duquel l’adjoint aux finances a exhibé sa nullité en bafouillant des inepties ( j’emprunte à 5% pour replacer à 0,9 l’argent des contribuables et j’en suis fier !) a pulvérisé l’image de compétence et installé durablement le spectre d’une mairie gérée par une collection de guignols ballotés au gré des évènements.

La précipitation à signer un protocole avec le préfet, protocole qui la veille encore était dénoncé fut une victoire du défaitisme grossièrement maquillé en opportunisme de caniche munichois. Se compromettre avec les autorités contre l’intérêt de ses administrés pour un plat de lentilles ou une rosette sur son veston, c’était Bazaine capitulant, livré par son Eugénie au sous préfet de ses amis.

Le maire se bat encore contre ses administrés en livrant Matalou à l’injonction du sous préfet, et comme si d’ennemis il n’en avait pas suffisamment, il va déployer son pouvoir de nuisance sur les communes voisines en tentant de saborder le choix ovillois de piscine intercommunale.

Miner la position du Vésinet à la CCBS en se payant son président, rater l’opération anti Houilles et se retrouver Gros Jean comme devant, fuir ses responsabilités en ne déférant pas – à temps - la délibération idoine à son conseil, c’est compromettre son titre de premier vice-président et discréditer la fonction de maire du Vésinet.

Capituler en rase campagne, s’aliéner les municipalités voisines, administrer contre l’intérêt de ses administrés : c’est le bilan dont Mr Varèse devrait tirer, ce soir en conseil municipal, les conclusions en se retirant, sauf à changer de sobriquet.

Le p’tit Robert c’est sympa mais ça ne correspond plus à la réalité ; c’est Trochu qu’il eut fallu. Trochu participe passé de trop choir, comme Victor Hugo devait le faire valoir. Un capitulard déchu pour les déçus du maire du Vésinet ?

C’est ce qui lui pend au nez !



* Guillermin, Chatard, Bonnaure


7 commentaires:

  1. J'ai bien peur que les groupies patinées (les fausses blondes quoi!) ne profitent de ce sobriquet pour clamer tout haut leur passion pour le :

    P'tit TropChou !

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  2. Compétents, expérimentés et motivés !

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  3. Cette énumération évoque irrésistiblement l'inventaire de Prévert et on s'attend à voir surgir toujours le même raton-laveur!

    Cent fois sur le métier, remets ton ouvrage Phenix, ça finira bien par porter ses fruits.

    Aurons-nous ce soir fait un pas en avant (deux ans qu'on attend) ou trois pas en arrière, toujours plus près du gouffre...

    Chu, trop chu, déchu, échu ... assez!

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  4. Prévert faisait rêver.
    Le seul rêve que je fais, quand je pense à Varèse, c'est qu'il se casse avec sa clique de mauvais.

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  5. Brillante synthèse, tout est dit et bien dit !

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  6. Il faut démissionner Varèse.

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