21 mai 2010

O Taon, suspend ton vol

Le temps passant le paon s'est fait taon.

Marre d’être piqués, d’être morigénés, d’être rabroués ! s’exclamaient en chœur les ex godillots attelés au char du p’tit Robert. La révolte gronde chez les sans grade, simples conseillers, tout juste délégués : On veut bien contribuer mais on n’est pas des corvéables à la merci d’un autocrate versatile et acariâtre...

Qu’un conseiller délégué se lâche et traite publiquement, à l’issue de ce conseil municipal, son maire de dictateur (sic), qu’un autre appose son nom en bas d’une pétition le désavouant publiquement pour... son inaction, que 4 maires adjoints aient séché le pensum du 20 mai donnent la mesure de la démotivation qui gangrène le groupe majoritaire.


Il fallait capter les regards apitoyés des membres de sa tribu ébaubie par les gabegies dont André Michel égrenait la litanie*, pour mesurer le désamour qui s’est installé entre le maire et ses simples conseillers. On les plaignait, mortifiés de s’être acoquinés avec un personnage capable de gaspiller avec tant d'âpreté l’argent public... et incapable d’en justifier l’utilisation en l’absence de son féroce Doberman. IL semblait découvrir les « décisions » qu’il doit pourtant faire approuver par son conseil !


Évoquer l’expo des jeunes au théâtre, les relations avec les commerçants, les problèmes des Ibis et ne jamais associer les membres de son équipe en charge de ces sujets : c’est pire qu’un désaveu, c’est un blâme jeté ostensiblement sur leur capacité à exécuter leurs missions.


Désagréable avec sa majorité, il s’était fait patelin avec l’opposition, désarçonnant le leader socialiste qui ne trouva pas les accents véhéments qui auraient du appuyer sa demande de démission du conseil.

Le Parisien aura rassuré les vésigondins inquiets, le maire a pris cette demande avec hilarité, même qu’il n'en aurait pas été "étonné", selon le sens que le Petit Robert (le vrai) donnait à ce mot au 17 ème siècle, a-t-il confessé devant un public interloqué.



* Parmi les 30 gabegies relevées par le conseiller on se souviendra des 1500 € pour la maintenance du logiciel de suivi des chiens dangereux. Ils sont DIX à avoir été recensés. Mais combien nichent allée de la Meute ?

Les amateurs de varézinades auront enrichi leur collection à propos du litige sur le contrat Chaslin : "le problème dans sa grande complexité, il est très simple".


4 commentaires:

  1. Problème de compréhension du poste de maire, M. Varèse ?
    Monsieur trouvait que Foy prenait des décisions sans concertations ? La ville était convenablement gérée, il me semble.
    Varèse a dû en déduire qu'il suffisait d'être un "autocrate" pour réussir.
    Résultat : un plantage monumental à chaque tentative de faire quoi que ce soit.
    Que doit-il en déduire ?
    Que Foy n'était peut-être pas "l'autiste" décrit par certains, mais qu'il savait qu'on ne tranche sur un sujet qu'une fois qu'on a entendu ce que les autres avaient à dire. Et pas besoin pour ça de répéter à tout-va qu'on est "à l'écoute", il suffit de le faire.
    Robert Varèse, lui, n'écoute rien ni personne et ça se voit dans son "bilan".

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  2. Les plus "courageux" des conseillers (élus ou non au rang d'adjoint) renâclaient en privé dès fin 2008.
    Alors quelle conclusion peut-on tirer de leurs "renâclements" sinon qu'ils sont sans doute plus pétochards qu'incapables, ce qui n'est pas un compliment.
    Quant à ce bon M. Michel, il nous la joue à la Pagnol: "arrêtez moi où je fais un malheur!".
    Hélas, ce film comique est d'une lourdeur extrême et il y a longtemps qu'il ne fait plus rire personne.
    Générique s'il vous plait.

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  3. Dans l'expérience de Milgram de soumission à l'autorité, 100% des conseillers majoritaires du Vésinet électrocuteraient le cobaye jusqu'à cuisson complète.

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  4. à anonyme de 15h40 :Que faire de plus que dénoncer toujours et toujours les fautes et freiner un peu la gabgie!écrire au préfet, et au sous préfet, à la chambre des comptes, en appeler à la raison das la revue minicipale .Nous n'avons pas l'intention de faire un coup d'état.Et avec qui d'ailleurs ? avec les anonymes du blog? Au conseil municipal , il n'y a plus de public,sauf une dizaine de valeureux..... Seul Phénix est là avec son armée des ombres. Mais nous ne les lacheront pas.Vous ne vous doutez pas des rapports heurtés auquels nous devons faire face.Ils céderont tot ou tard.

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