4 juin 2012

Au Vésinet Myard tombe dans le piège

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Jacques Myard aurait du se souvenir de ce vieil adage avant de se lancer dans une laborieuse défense et illustration des bienfaits du ... sarkozisme après le séisme de la présidentielle..

Faire peur au chaland tout acquis à sa cause en pointant du doigt les incohérences du projet socialiste pouvait se résumer en quelques phrases bien ciselées. Inutile d’endormir son auditoire en délayant chacune des 60 mesures dont bien peu seront mises en œuvre. Myard a gâché son talent, surtout il a mis en exergue la question clé de la cohérence !

Et alors quel regret de ne pas se l’être appliquée. Il faut beaucoup de mauvaise foi pour expliquer la défaite de Sarkozy par le jeu des média ! Si l’hyper président s’est mis les médias à dos, c’est qu’il a du s’y prendre comme un manche. Avec des potes comme Dassault, Lagardère et Bouygues on est assuré de ne pas compter que des ennemis dans le monde de la presse !

C’est singulièrement maladroit, si ce n’est malhonnête de mettre – comme l’a fait le député - l’élection de Hollande au débit de la personnalité du président sortant. Les français ont aussi condamné une politique qui ne les a pas satisfait, ou plutôt ils ont condamné l’écart immense entre les perspectives mirobolantes du candidat Sarkozy et les piètres résultats du président sortant.

Pourquoi les français auraient-ils reconduit un homme qui n’avait pas su les convaincre que les efforts étaient équitablement répartis. Que la crise frappait durement les nantis et légèrement les petits !

Pour ignorer ce constat de bon sens, pour désigner un bouc émissaire – la presse - et appeler au retour du ministère de la propagande de ses vœux, Jacques Myard a manqué de se poser en homme d’État !

Il est apparu homme d’appareil, récitant une leçon mal ficelée, un texte laborieux avec des arguments boiteux.

Dénoncer l’incohérence du projet socialiste et manquer de cohérence pour sa propre thèse : c’est le piège dans le quel Jacques Myard est tombé.
Difficile de ne pas craindre que ce soit vrai aussi pour les autres candidats UMP. Avec pour résultat à la clé la perte de l'assemblée !


10 commentaires:

  1. Pas souvent présent pour sa ville le Maire! Mais quant il s'agit d'un député et de l'ump alors là c'est autre chose! L'avenir du Vésinet passe t'il vraiment par la politique?

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  2. plus important que le 8 Mai!

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  3. Ben oui ! il était là ! il lui fallait bien remercier celui qui l'a mis en place...

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  4. Je partage parfaitement l’analyse de Phénix, au sujet de la prestation de Jacques Myard.
    On l'a souvent vu plus à son avantage. Il lui manquait sa gouaille et son entrain habituel. Son exposé soporifique et peu précis n'a convaincu que parce que l'assistance lui était totalement acquise.
    Il est comme beaucoup des ces représentants de l'UMP actuellement: Tiraillé par la nécessité de faire bonne figure malgré une défaite inéluctable (et finalement souhaitable car une cohabitation serait absurde, notre objectif étant seulement d'éviter un raz de marée), et dans l'incertitude du devenir d'un parti qui se cherche des idées et un leader.
    Du coup il a chargé les socialistes sans grande conviction ni intérêt, et en effet, a cru bon de rendre les médias seuls responsables de la défaite de Sarkozy.
    Ce n'est pas par de telles analyses que la droite va faire une autocritique constructive.
    Il a soigneusement évité de répondre à la question de savoir si à l’avenir, il ne fallait pas discuter avec le Front National et s’est prononcé farouchement contre la proportionnelle aux législatives, se justifiant par la peur de revenir à l’époque de la IV république…C’est un peu court comme explication quand on sait que l’on peut introduire cette proportionnelle que partiellement et permettre ainsi une meilleure représentation de l’électorat français.
    Bref, une soirée à oublier. Peut être aussi un peu de fatigue (légitime) en cette fin de campagnes?

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  5. Jacques a dit "AU REVOIR"5 juin 2012 à 18:53

    C'est aussi sans doute une élection difficile pour Myard. Les raisons de trembler sont nombreuses: 56% de voix pour Hollande à Sartrouville, une image dégradée au Vésinet, une usure après 20 ans à nous seriner le même refrain. Et l'affaire communiquée par Phénix sur le plateau des Indes. Tout ça fait beaucoup.
    Allez Monsieur Myard, tirez votre révérence et ne faites pas le combat de trop.

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    1. Pourquoi cracher sur 10.000€ par mois ?

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  6. Notre cher député est tres présent sur sa circonscription on ne peut pas lui reprocher. Un peu trop pour tirer les ficelles de sa garde plus ou moins rapprochée mais c'est le lot de beaucoup de politiciens professionnels.
    Vous parlez de son salaire .... mais ce qu'en est t'il des soutiens en subventions que chaque parlementaire peut distribuer dans sa circonscription. quelles actions a t'il soutenues ces dernières années?

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  7. Êtes vous sur que François Hollande a été élu pour son programme, combien de ses électeurs l'ont lu. Très peu, mais par contre ceux qui ont voté pour lui par anti-sarkosisme sont majoritaires. Le Front de Gauche et les partis d'extrême gauche avaient comme programme d'éjecter Nicolas Sarkozy. Quant aux élections législatives, il faut souhaiter que ce soit une majorité U.M.P., Nouveau-Centre et autres Centristes qui soient majoritaires à l'Assemblée Nationale, donc que les 40 millions d'électeurs inscrits se déplacent, si ils ne veulent pas avoir un État tout socialiste. N'oubliez pas que les Socialistes sont majoritaires dans 24 Régions sur 23 (en incluant les Régions d'Outre-Mer), dans les 2/3 des Conseils Généraux (Métropole et Outre-Mer), dans une majorité de municipalités. Avec eux ce sera plus d'împôts et non pas une France exemplaire, mais une France dépravée(Loi sur le mariage des personnes de même sexe en violation de l'Article 16 de la Déclaration Internationale des Droits des Humains) et ruinée.
    Anonyme

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  8. En s'auto-désignant "homme normal" par opposition à Sarkozy, Hollande a délibérément choisit d'axer sa campagne contre Sarkozy : d'un point de vue politicien il n'y avait pas de risque vu la cote de popularité du président.
    En décidant de faire campagne sur les thème du FN, pour éviter d'être débordé sur sa droite, Sarkozy a voulu faire un coup de poker (on ne saura jamais si ce faisant il a + fait monter le FN ou évité un 21 avril à l'envers).
    Et LES MEDIA ont suivi.
    Bref du coup les thèmes vraiment clivant : économique ou sociétal ont été les grands oubliés de la campagne présidentielle.
    (et Sarkozy a été mauvais dans le débat laissant dire quand Hollande coupait le bilan de tout contexte.)
    Les législatives sont restées au même niveau : on a parlé que de choses :
    faut-il donner une majorité absolue au PS ? et Coup de zoom sur quelques "têtes d'affiches".
    Les médias devraient un rôle, mais elles ont choisit de faire de l'argent, et pour vendre il est plus facile de flatter les bas instinct plutôt que d'éduquer.
    Nous avons les politiques que l'ont accepte.
    On

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