5 octobre 2012

Conseil municipal : L’ombre du prédateur

Mme Morel instructionne M. le maire
Elle a plané sur tout ce conseil, furtive et omniprésente, inquiétante ou menaçante, elle s’invitait dans les débats et biaisait toutes les discussions.

Comment diriger le Vésinet, défendre les Vésigondins, déceler où se trouve l’intérêt général de ses administrés quand l’ombre tutélaire du prédateur voisin siège à la gauche du premier magistrat ?

C’est l’impossible équation que M. Bastard ne pourra résoudre sauf à trancher le nœud gordien et se libérer de ses « montessonnais ».

Le prédateur a su placer son pion Morel, et ses sous pions Gattaz et Fiquet, et en conquérir de nouveau : le Belloc. En affidé zélé, méconnaissant dossiers et bien fondé des revendications des riverains il lui revient la palme du béni-oui-ouisme : « Oui, je suis d’accord  avec M. Bel ... » au sujet de la ligne 19, comme transcrit dans le PV de la CCBS. D’un mot A. Michel a crucifié l’adjoint à la circulation.

L’ânonnement du même Belloc découvrant la délibération sur le PLD a rendu incompréhensible pour l’auditoire la lecture de ce texte. Le rejeter sans justifier son opposition à un projet ambitieux de plan de déplacement, c’est faire acte de politique politicienne, d’idéologie primaire.

Coincé entre un pouvoir étatique exigeant et un voisin impudent le maire apparaît au mieux pusillanime au pire inexistant.

Mendiant une concession à Montesson, un délai à St Germain, une queue de subvention à Versailles, nos élus ont perdu toute autonomie. Ils sont sous tutelle. Otages de leur carence en légitimité ils ne survivent que parce que Bel y a intérêt. Avec la complicité de Morel, Gattaz et Fiquet il aura mis le Vésinet en coupe réglé. La séance du Conseil d’hier était la traduction de cet état de fait.

Pour le prédateur une ville prête à se laisse annexer, à se laisser dépouiller de ses prérogatives, à se laisser plumer : c’était une chance qui ne se reproduirait pas.

Didier Jonemann a su mettre le maire face à ses ambigüités et lui demander d’en tirer la conclusion, à savoir : défendre le Vésinet ou démissionner !  

3 commentaires:

  1. Il va falloir maintenant qu'on sache clairement qui souhaite défendre les intérêts du Vésinet ou pas et qu'ils le démontrent avant les prochaines élections. C'est valable pour les opposants afin de savoir sur qui on peut compter.

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  2. Le bruit court qu'ils vont tous démissionner. Est-ce vrai,Phénix,pour préparer une grande fête.

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    1. La place est bonne même sans habiter au Vésinet on y siège et on touche des indemnités, c'est mieux qu'à Pole Emploi et çà dure plus longtemps !

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